QUESTION par Alain (Trois-Rivières, Canada)

La vibration d’une personne relève d’une expérience unique car seule cette personne peut en vibrer l’essence et en dégager l’intensité qui lui appartiennent.

Dans son état de densité terrestre, on peut facilement remarquer chez quelqu’un les mécanismes de défense et les expériences douloureuses qui ont marqué son parcours individuel. Dans son opposé, aux niveaux plus subtils, vu que le parcours vibratoire dirige toujours vers une vibration de plus en plus dissociée de toute différence identifiable, peut-on assumer qu’à ces niveaux les mécanismes de défense existent mais ne sont pas identifiables ou bien qu’ils appartiennent seulement à des niveaux plus denses?


PIERRE-LUC :

La notion de «mécanisme de défense» a été introduite en psychologie par Freud et les écoles psychanalytiques au siècle dernier pour désigner à l’origine une manoeuvre inconsciente du «moi» pour se protéger des montées d’angoisse pouvant survenir à tout moment suite à des traumatismes, expériences trop souffrantes ou conflits psychologiques internes latents, mis en mémoire et jamais résolus. Le mécanisme de défense a alors pour fonction d’assurer la survie psychologique de la personne en évitant l’effondrement du moi, qu’il soit réel ou appréhendé.

En thérapie énergétique, ces mécanismes sont bien identifiables visuellement, manuellement ou autrement. Ils sont souvent perçus comme des noeuds, des blocages ou encore des énergies sombres ou cristallisées qui freinent ou interfèrent dans la libre circulation de l’énergie vitale, émotionnelle et psychique.


Aux niveaux plus subtils, je ferai d’abord une première précision. Oui, le parcours vibratoire d’une personne s’oriente «vers une vibration de plus en plus dissociée de toute différence identifiable». Ceci n’est cependant vrai que partiellement et temporairement, c’est-à-dire uniquement pendant le parcours de l’âme dans les mondes animiques qui sont sa famille et où elle cherche depuis toujours son retour dans une forme de dissolution extatique finale, comme ce fut le cas dans les millénaires précédents.

Dans les mondes supra-animiques, qu’on les appelle systémiques, supramentaux ou morontiels selon le point de vue choisi, on entre dans une polarité inversée dans laquelle l’âme dépasse ses anciennes affinités et les liens collectifs qui l’ont amenée à un plafond d’évolution pour se voir dorénavant forcée de retourner vers une individualité, cette fois cosmique plutôt que psychologique ou animale comme l’était l’ancienne, et qui devient désormais obligatoire pour participer aux interactions vibratoires de haut niveau des mondes plus intelligents de l’esprit.


Les mécanismes de défense évoluent selon un schéma assez semblable. Déjà dans les couches plus évoluées des mondes de l’âme, l’individu qui y a accédé l’a fait conditionnellement au nettoyage graduel à travers une série plus ou moins longue d’expériences incarnationnelles d’une grande part de ses déséquilibres énergétiques, donc de ses blocages et mécanismes de défense.

Le problème de l’âme est qu’elle est une mémoire ambulante qui cherche par programmation et par réflexe à tout garder imprimé en elle, dans ses moindres particules internes, en particulier ses souvenirs, heureux comme souffrants, et ses liens de toute nature qui, comme leur nom l’indique, l’attachent et l’assujettissent toujours quelque part.

Dans la même veine, l’âme cherchera aussi à garder, cette fois à l’état de trace comme peuvent le devenir certains éléments radioactifs dans le corps, ses anciens blocages et mécanismes qui seront devenus cette fois beaucoup plus difficiles à débusquer que dans les mondes de plus grande densité.


Dans les mondes supra-animiques où l’individu est convié, cette dynamique n’est plus possible. Le poids constitué par ces mémoires résiduelles et ces liens non-dissous va dorénavant constituer un handicap incontournable pour le franchissement du passage vers ces éthers supérieurs. La lourdeur et l’encombrement de l’âme seront devenus des empêchements majeurs à la transmutation vibratoire, remplaçant maintenant à un niveau différent les anciens mécanismes de défense des mondes plus denses qui empêchaient la circulation du fluide vital et psychologique de l’individu.


Comment sortir de l’impasse?

À ces niveaux plus élevés, l’épuration des blocages résiduels d’un individu se fait à partir de trois sources principales :

Une première se fait totalement hors du contrôle du moi, par le feu des énergies intelligentes de haut niveau qui descendent sur l’individu, qu’il le veuille ou non.

Une seconde est amenée par l’information que reçoit l’individu par des canaux de toutes sortes sur la nature du processus en cours et sur la voie à suivre.

Une troisième est la propulsion énergétique puissante résultant des décisions prises par l’individu pour s’accorder à ces deux premières lignes de force.

À mesure que cette épuration avance, que l’individu sort de son psychologique et qu’il s’affranchit des paramètres, modes de pensée et mécanismes de défense de son ancienne race terrestre, on voit alors apparaître les éléments d’un nouveau tableau dans lequel :

  1. la peur et le doute ont été éliminés,
  2. l’intelligence est devenue instantanée, non-colorée et non-réfléchie,
  3. la mémoire terrestre jadis omniprésente et nécessaire a été transférée dans une mémoire universelle, accessible uniquement au besoin, comme des fichiers informatiques qui sont transférés sur un serveur web et que l’on n’a plus besoin de conserver sur un ordinateur personnel,
  4. les liens affectifs, sexuels ou matériels de toute nature ont été transmutés et remplacés par des alliances d’esprit où prédominent les trois grands principes d’amour, de volonté et d’intelligence,
  5. la personne se reconnaît dans une nouvelle identité, hors du temps et des anciennes limites de l’âme.