Texte de PIERRE-LUC :

Parmi les commentaires que je reçois, plusieurs me demandent pourquoi dans mes articles je ne me consacre pas davantage à expliquer et à répandre les concepts de la «psychologie supramentale» ou «évolutionnaire» diffusée depuis plus de 35 ans au Québec par l’oeuvre de Bernard de Montréal, sachant mon intérêt évident pour cette approche et ma relative facilité à la vulgariser, notamment pour avoir été mis durant des années en contact assez direct avec l’enseignement de l’auteur jusqu’à son décès en 2003.


La première raison est qu’en dépit de mon intérêt très vif pour l’information apportée par cet homme exceptionnel sur la conscience et la psychologie humaine, ce n’est pas mon mandat en tant que tel de diffuser son oeuvre. Plusieurs s’y essaient d’ailleurs depuis son décès et même avant, avec plus ou moins de succès selon le point de vue.

Mon mandat n’est pas d’essayer de refaire ce qui a déjà été fait, et surtout très bien fait. À ce sujet, bien que les publications de cet auteur ne soient plus rééditées depuis les dernières années, son matériel originel, en tout ou en partie, est encore très accessible pour qui veut bien s’y intéresser via certains sites internet ou par des contacts en privé avec des personnes qui le détiennent déjà.

Mon mandat premier est plutôt, conscience supramentale ou pas, d’aider des gens à ajuster leur vie à différents niveaux, notamment leur pensée, leur émotion et leurs interactions sociales et affectives.

En parallèle, je supporte ces personnes dans l’élévation de leur conscience, dans l’ouverture de leur esprit, et le cas échéant, dans la compréhension et l’application de notions relatives à une psychologie dite  «supramentale» ou «évolutionnaire», mais seulement si c’est approprié à leur développement et à leur capacité à en soutenir l’information.


Cette distinction est importante. Le «supramental» n’est pas une religion pour moi et je ne vais pas du jour au lendemain me transformer, comme certains ont pu le faire, par engouement soudain, par enthousiasme trop grand ou par sentiment d’une mission spirituelle, en évangéliste, en apôtre ou en prédicateur d’une approche, si élevée et si intelligente que je puisse la considérer.

Ce qui m’intéresse en premier lieu, c’est l’élévation de la conscience. L’approche supramentale me paraît clairement un outil privilégié à cet égard. Ce n’est pas le seul cependant. Je ne cède pas au coup de foudre et encore moins au fanatisme de «la propagation de la foi». Je ne suis pas l’homme d’une seule pensée et je ne cède pas beaucoup à la croyance, encore moins aux modes.

J’étudie donc et j’observe les manifestations et applications de cette approche révolutionnaire, mais ne comptez pas sur moi pour balayer du revers de la main tout ce qui en-dehors de cette école de pensée, si intelligente soit-elle, pourrait favoriser mon élévation vibratoire et celle des gens qui me consultent.

Pour moi, la psychologie supramentale n’est pas une fin en soi. Pas plus qu’un élément de définition de mon identité. C’est seulement un moyen, certainement pas des plus idiots, je le reconnais, en mesure de fournir des informations privilégiées et de très haut calibre pour bien comprendre et contenir un processus d’élévation vibratoire qui échappe à l’égo psychologique, mais ce n’est pas un objectif de vie pour moi de «devenir supramental».

Je suis donc par le fait même très loin d’une religion, d’une ascèse spirituelle ou d’un enfermement monastique de quelque nature que ce soit dans une église du supramental.


Une autre raison, très connexe à la première, pour laquelle je ne me lance pas à corps perdu dans la diffusion à tous vents du «supramental», malgré sa pertinence pour moi, est ma volonté de ne pas contribuer chez les gens que je rencontre ou qui lisent mon blog à une tentation naturelle de l’humain, lorsque stimulé par l’aura de beauté et d’intelligence d’un mouvement énergétique de haut niveau, de se laisser magnétiser par une accumulation de belles connaissances et de devenir «prisonniers de la forme», se délectant à l’infini d’un nouveau savoir réduit à l’état de jasette éternelle et de contemplation de soi.

Je suis plus intéressé à amener ces personnes à réformer leur vie à partir d’une application réelle des principes intelligents qu’ils sont souvent portés à simplement regarder et discuter.

En d’autres mots, mon but est de défaire le plus possible les effets de l’impression, de la sacralisation spirituelle et de la cristallisation des formes, on pourrait dire de «l’effet de secte», qui ont tendance à se créer chez les personnes plongées dans un processus vibratoire fortement magnétique initié par un personnage ou une pensée particulière, pour à la place dynamiser ces individus dans des décisions et actions créatives concrètes qui ajusteront leur vie et leur éviteront de dévier de leur centre de gravité.

Pour cela, il pourra même être nécessaire un jour de pouvoir «défoncer» la prison de la terminologie, si chère à plusieurs supramentalistes qui y sont comme enclavés et agglutinés, et de donner l’information sur la nouvelle conscience au moyen d’autres termes et d’autres formes aussi intelligentes et qui n’en altéreront aucunement la haute vibration. Une façon intéressante à ce moment de vérifier si l’on est vraiment autonome et individualisé dans sa propre conscience.


Ceci dit, l’observateur averti pourra toujours voir en transparence dans mes propos l’essence et l’esprit de cette nouvelle psychologie.