QUESTION par Johanne R. (Pierreville, Canada)

Dans tes articles précédents, tu mentionnes souvent que dans les nouvelles énergies supramentales, il ne faut surtout pas «vouloir» ni «chercher» à être conscients. Est-ce que cela veut dire que la meilleure attitude face aux énergies évolutives serait de rester passifs et d’attendre des événements qui de toute façon ne dépendent pas de nous?

PIERRE-LUC:

Il est exact que dans les fortes énergies de haut niveau qui interpellent actuellement l’individu évolué, tout mouvement qui chercherait à provoquer d’une manière ou d’une autre une augmentation de conscience prendrait ses assises dans l’égo à travers de vieilles ambitions sprirituelles insuffisamment nettoyées et serait par le fait même une prémisse sûre à un mouvement de blocage plus ou moins réussi face à ces énergies.

Rester passif n’est cependant pas la solution.

De toute manière, le passage brutal et imprévisible de ces puissantes énergies ne permet aucunement à l’individu de rester passif. À peine s’il peut garder son calme et sa contenance lors des tempêtes qui s’abattent presque à tout moment sur lui.

Il y a une différence entre «chercher» une conscience qui de toute façon est pré-personnelle et se fout totalement de nos désirs et intentions à ce sujet, et «préparer un terrain personnel» à une transformation inévitable en visant à limiter le plus possible les dégâts, du plus banal comme la perte d’énergie due à une déception, aux plus sévères comme la folie ou le suicide.

C’est dans cette optique que j’insiste à répétition pour les êtres incarnés que nous sommes sur l’obligation de porter une attention sans faille à «tout ce qui est en bas», tout en continuant à diriger le regard vers «tout ce qui est en haut».

Il faut savoir que «le haut» s’occupe très bien de lui-même et que très souvent les humains, surtout lorsqu’ils sont le moindrement spiritualisés, ont tendance à vouloir s’associer trop vite à lui, souvent même à s’imaginer prendre sa place ou «fusionner» avec lui, avant d’avoir suffisamment solidifié et protégé «le bas».

«Le bas», c’est le rôle et la responsabilité de l’incarné de le construire et de le gérer. Mal construit ou mal géré, c’est l’effondrement garanti à plus ou moins brève échéance, et plus particulièrement dans un contexte d’ouragan cosmique comme celui qui nous est imposé actuellement.

Donc, non seulement la passivité n’est pas de mise mais elle ne sera pas permise. C’est plutôt l’action intelligente qui sera requise.

J’ai publié à ce jour (et je continuerai à le faire) plusieurs articles traitant sous différents angles de l’aménagement du terrain mental, émotif et matériel de l’individu aux prises avec l’invasion de la nouvelle conscience.

Le plus récent date du 19 février dernier et décrit 12 signes indiquant chez une personne la présence d’éléments de conscience avancée. Cette liste n’est pas exhaustive, bien sûr, et d’autres indices suivront éventuellement pour la compléter.

On peut aussi relire si on le souhaite l’article du 1 décembre 2016 sur diverses manières de s’assurer de fondements intelligents pour le libre passage de la conscience.

Traduits en termes d’actions intelligentes à poser lorsque la situation personnelle et la psyché de l’individu ne permettent pas suffisamment leur apparition, tous ces signes parlent beaucoup de nettoyage, de détachement, de mobilisation de la volonté et de création de réseaux d’échanges à très hautes vibrations.

Dans pareil examen de sa vie et pareil mouvement de rupture avec le passé, on est bien loin de l’inaction et de la passivité !

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