Supramental et psychotropes


QUESTION par Yves Jean (Malaucène, France)

Peux-tu me dire si j’ai le contact avec mon ajusteur de pensée ou si c’est juste une illusion? Si c’est une illusion, alors elle est très puissante depuis le mois de novembre 2018.

Je me demande également très fort, sans jamais avoir de réponse, si je peux continuer à fumer ma ganja ou si elle m’empêche de développer mon contact. Mon sentiment est que le fait de fumer m’aide a supporter le changement en me terrestrifiant encore un peu tous les jours sans empêcher le contact avec mon ajusteur.

Mais qu’en est il exactement vu que je n’arrive pas à avoir de réponse? Mon ego fait-il interférence? Est-ce mon ego qui a besoin de fumer ou mon esprit qui trouve que fumer de l’herbe facilite le contact?

Je ressens d’ailleurs le contact depuis que je me suis remis à fumer régulièrement de l’herbe plus forte qu’avant. C’est très confus en moi.


PIERRE-LUC :

Le contact avec l’ajusteur, il y en a un en potentiel dans chaque personne et tes questions montrent que le tien a commencé à s’activer.

Oui, fumer ou consommer des substances psychotropes peut quelquefois dans certains cas contribuer à donner une forme d’ancrage terrestre, mais le prix à payer peut être lourd en regard d’un contact supramental.

La plupart du temps, les substances en question ouvrent des voies inédites dans la psyché, mais ces ouvertures sont en fait rapidement détectées et colonisées par des forces astrales en tous genres, bonnes ou mauvaises, dont certaines peuvent être assez subtiles pour se déguiser en intelligence et te donner l’impression qu’elles sont vraiment ton ajusteur de pensée, alors qu’en réalité ce dernier est ralenti ou bloqué dans son travail par la densité de ces forces qui s’agglutinent autour de tes centres.

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Se guérir de la croyance

La croyance est l’état dans lequel une personne se laisse imbiber spontanément par une information reçue sans l’avoir vérifiée comme réelle. Elle prend toujours assise sur l’impression, l’impulsion, l’émotion et le besoin de se raccrocher à quelque chose, souvent pour survivre ou pour se donner une illusion d’identité par exemple.

La croyance peut avoir une fonction utile pour la construction d’un moi individuel dont les ressources intellectuelles et les capacités de discernement ne sont pas encore suffisamment développées.  Lire la suite de « Se guérir de la croyance »

L’ajusteur est-il un tortionnaire barbare?

QUESTION par David L. (Québec, Canada)

J’ai lu avec intérêt le texte que tu as écrit sur mon questionnement se rapportant à l’ajusteur de pensée qu’on retrouve dans ton article s’intitulant «Ajuster son ajusteur?».

Il a été question que «…l’ajusteur va continuellement tester la contenance de l’individu face aux divers événements créés dans son incarnation, tout autant que sa vitesse de remise en équilibre suite aux désordres provoqués dans le monde de sa pensée. »

Est-ce que cela revient à dire que si l’individu est capable d’assumer certaines situations de vie difficiles en restant stable dans le mental,  il va être testé par la suite à l’égard de situations de plus en plus difficiles, comme s’il était soumis par son coach à un entraînement physique où les poids soulevés deviennent de plus en plus lourds à mesure que sa force musculaire augmente?

Par exemple, si l’individu est capable de subir un accident d’automobile où une partie de la carrosserie est détruite sans en souffrir subjectivement et réfléchir l’événement, est-ce que cela veut dire que par la suite, son ajusteur de pensée, constatant qu’il a resté stable à l’égard de cet événement qui l’aurait fait réagir émotivement plus jeune, peut lui créer un autre accident d’automobile plus tard, mais où il va perdre une partie de la jambe ou peut-être sa compagne, tout ça pour savoir s’il est capable d’encaisser ce choc plus grand tout en restant neutre dans le mental?

Je veux savoir s’il y a une gradation visant une désensibilisation systématique de l’attachement à la forme pour l’ego. Si c’est le cas, peut-on considérer l’individu qui est programmé pour être ajusté constamment par l’ajusteur de pensée comme étant une sorte de martyr de la conscience nouvelle, car exposé à des événements de plus en plus souffrants pour l’ego ?

Puis, encore  dans cette optique, est-il réellement pertinent de développer la stabilité mentale, sachant que les tests suivants de l’ajusteur vont devenir de plus en exigeants, donc plus souffrants et anxiogènes pour l’ego. Cette conception de l’ajusteur de pensée qui électrifie régulièrement l’individu dans le cadre d’une évolution de conscience s’accélérant ne peut-elle pas nourrir chez celui concerné un trouble anxieux ou l’amener à devenir suicidaire avec le temps?


PIERRE-LUC: 

Cher David, ta description n’est exacte qu’en partie seulement.

L’ajusteur de pensée est doté d’une intelligence dite «pré-personnelle» qui en plus d’être branchée sur de hauts niveaux de vibrations présentement inaccessibles à l’homme est exempte des limitations mémorielles de l’être humain aussi bien que de ses colorations animales de compétition, de domination, de rigidité ou d’entêtement. Cette intelligence est très versatile et facilement modulable selon le besoin présenté.

Dans ce contexte, si un événement a une raison d’être pour «l’ajusté», par exemple un accident d’automobile pour désintégrer ou ébranler une rigidification trop forte de la personnalité ou pour signifier un changement de direction de vie, il sera créé. Si l’accident ne produit pas l’effet escompté ou amène l’individu à se raidir encore plus, l’ajusteur intelligent ne cherchera pas en général à écraser davantage en «mettant plus de ce qui ne marche pas», selon la formule américaine, par un accident ou une catastrophe plus dommageables notamment, comme tu sembles le craindre, mais plutôt à contourner les résistances par d’autres moyens initiatiques plus raffinés.

Il travaillera par exemple par «grappes» d’événements, certains éventuellement agréables mais amenés de concert avec d’autres pas toujours aussi bienvenus, plutôt qu’en augmentant bêtement la pression comme un coach idiot qui s’entêterait dans une ligne d’action ne donnant à l’évidence rien de plus, ou pire qui aboutirait à l’anéantissement de son poulain. Il pourra également oeuvrer en finesse en faisant alterner douceur et apparente brutalité, la carotte et la bâton en quelque sorte, mais toujours dans la ligne de son mandat d’élever sans détruire.

Oui, donc, il peut y avoir gradation dans la force et la sévérité du moyen utilisé, mais une gradation qui devra respecter l’intelligence, exempte de la surenchère débile qui consiste à essayer de prouver qui est le plus fort, à l’image de certains sports ou de certains «débats intellectuels» qui ne sont que des «combats d’intellectuels» bornés à leur pseudo-supériorité et dont l’humain qui se croit évolué a le secret.

Même si je l’ai déjà présenté dans des articles précédents comme une sorte de mécanique, essentiellement pour mieux faire comprendre la constance de son intelligence dans le temps et défaire la sacralisation dont a tendance à le parer la spiritualité humaine, l’ajusteur n’a donc pas la fonction de barbare tortionnaire qui ne ferait que frapper sa victime jusqu’à l’écrasement et la soumission en lui faisant subir la torture et le martyre par un assortiment de manoeuvres sadiques, cruelles, vengeresses ou punitives. On serait à ce moment face à un quelconque représentant de l’archétype du dieu vengeur ou punitif si cher à certaines religions du bien et du mal, mais si contraire aux lois des plans de la lumière systémique.

L’ajusteur de pensée n’est pas «programmé pour tuer»! Détruire n’est pas son mandat. Son oeuvre ne fait pas partie des rayons de l’intelligence luciférienne ou satanique, centrés sur la domination, l’emprise et le détournement de la conscience. Elle est plutôt en branchement direct avec les énergies de plans supérieurs où prédominent en alliance les forces de la volonté et de l’amour.

Si je regarde à nouveau le texte de ta question, j’y décèle, il me semble, une forme de dépit devant un combat qu’il te semblerait devoir faire ou que tu aurais peut-être l’envie un tantinet orgueilleuse de faire avec ton ajusteur, instinct de compétition masculin aidant, mais que tu sens ne pas pouvoir gagner.

Au vu de ce combat qui apparaît perdu d’avance, par ton ego en tout cas, il semble alors te venir à l’idée, peut-être en guise de protestation contre ton impuissance, de carrément démissionner, si je comprends bien ton explication, et de te laisser dorénavant porter par la vie sans rien faire en trop, une sorte de «démission préventive», plutôt que de contenir de façon neutre et puissante l’électrification nécessaire de tes corps.

Cette tentation d’abandonner semble renforcée en filigrane par une inquiétude diffuse face à l’inconnu des futurs passages de vie à traverser, couplée à une crainte de «trop» souffrir. Je me trompe?

Pour un être en conscience, l’abandon n’est pas une option dans le processus d’élévation vibratoire. Le suicide à petit feu par évitement constant du courant de la vie encore moins.

Te connaissant un peu cependant, je ne crois pas que tu cèderas à ce chant des sirènes, même si la tentation peut en être forte par moments, comme pour la plupart d’entre nous d’ailleurs.

(P.S. J’ai trouvé bien rigolo ton concept de «martyr de la conscience nouvelle»)

Ajuster son ajusteur ?

QUESTION par David L. (Québec, Canada)

Comment un individu qui se conscientise peut-il «ajuster» son ajusteur de pensée lorsque son identité, sa vibration et son intelligence s’avèrent grandissants, de sorte que cela ne soit plus cette entité qui l’ajuste de manière unilatérale? Comment changer le rapport avec cet ajusteur pour s’affirmer davantage et jouir davantage de la vie terrestre?


PIERRE-LUC :

Au départ et par son essence même, l’ajusteur de pensée n’a d’ordres à recevoir de personne, autrement que de sa propre programmation qui est l’élévation du niveau de conscience, donc du niveau vibratoire de l’individu qu’il est mandaté à ajuster.

En ce sens, il est illusoire de penser «l’ajuster» puisqu’en aucun cas il ne devra dévier de son mandat initial.


Essentiellement, l’ajusteur de pensée n’est pas ce que les humains voudraient bien se représenter de lui, c’est-à-dire une sorte de personnage quasi folklorique à image humaine, à intelligence humaine et à réactions humaines qui va établir avec son «protégé» une relation à teneur sentimentale, affective ou spirituelle. Pour ce rôle, nous avons déjà dans certaines sphères psychiques le concept et l’action éventuelle des «guides spirituels».

Pour mieux comprendre la fonction de l’ajusteur, action intelligente mais pouvant aussi se révéler assez bêtement mécanique, il vaut mieux se le représenter à la lumière des sciences électro-physiques et informatiques modernes et le regarder comme une machine plutôt que comme une personne, comme un module pré-programmé plutôt que comme une entité affectueuse et protectrice, en somme comme un dispositif de type électronique dont l’action d’électrification constante de l’individu est rigoureusement prédéfinie par un savoir établi, à l’exemple d’un thermostat qui maintient le chauffage d’une maison ou la température d’un radiateur de voiture au degré désiré.

Comme son nom l’indique, l’ajusteur de pensée a comme rôle, à partir de sa science des «mondes de la pensée», de créer des «émanations de pensées» en direction de l’être auquel il sert de coach, pensées dont les buts primordiaux sont de créer à leur tour des situations à configuration physique, émotive ou mentale qui vont augmenter la capacité de puissance et de résistance des circuits électriques du «cobaye», puis de vérifier ensuite «l’ajustement» obtenu en regard du résultat final demandé.

En d’autres mots, l’ajusteur va continuellement tester la contenance de l’individu face aux divers événements créés dans son incarnation, tout autant que sa vitesse de remise en équilibre suite aux désordres provoqués dans le monde de sa pensée.


Ce qui fait qu’un ajusteur de pensée peut sembler à certains moments modifier sa façon de faire et relâcher son emprise en accordant à son «apprenti» une pause de vie, lui donnant l’impression égoïque illusoire qu’il tient bien sa destinée en main, provient plutôt de stratégies scientifiques et mécaniques pré-programmées pour permettre repos, intégration et renouvellement de l’énergie, suite par exemple à une électrification intensive venant tout juste de se faire ou pour éviter des dommages irrréversibles résultant de trop forts voltages en succession qui pourraient anéantir tous progrès futurs, si ce n’est l’individu lui-même.


Par contre, il est évident que plus la puissance d’affirmation, la contenance, la volonté, le niveau vibratoire et l’intelligence globale de l’individu deviennent forts et inébranlables, moins il y a de failles énergétiques permettant des entrées psychiques non-désirées, même celles de haut niveau, moins l’ajusteur est en mesure de mettre l’individu en souffrance dans sa vie, moins aussi a-t-il besoin de le faire, la fusion systémique éventuelle comme but final recherché étant alors plus proche dans le temps.

Et parallèlement, plus l’individu peut alors «jouir», dans le sens étymologique de «joie», surtout de «joies élevées», de certains moments de qualité à différents niveaux de sa vie, aussi fugaces ces instants puissent-ils lui paraître.


Restera ensuite à déterminer, si on le souhaite pour une satisfaction quelconque, «qui a maté qui» dans le processus, l’ajusteur ou l’ajusté ?

Vu de plus haut cependant, on se rappellera que ce qui est visé à long terme entre les deux entités est davantage une égalité de puissance de feu et de création en vue d’une alliance future plutôt qu’une domination de l’un sur l’autre.