Les perceptions extra-sensorielles

QUESTION par Sonia (Paris, France)

J’ai une question ou plutôt une interrogation qui persiste en moi …

En octobre 2016, j’ai vu les chiffres 2 et 5 apparaître dans le ciel et onduler ensemble aléatoirement sans s’entrechoquer. Ils étaient en 3D d’un blanc intense et bien « réels ». Ce ballet a duré plusieurs minutes avant de disparaître. Ma surprise a augmenté lorsqu’au même moment un hélicoptère volant tout près ne m’a pas semblé les voir, du moins cela ne l’a ni arrêté ni dévié de sa trajectoire.

Qu’en pensez-vous s’il vous plaît ? Aujourd’hui avec le recul ce n’est plus vraiment la signification de ce que j’ai vu qui m’importe mais plutôt la manifestation en elle-même.

PIERRE-LUC:

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la «vision» à laquelle vous faites allusion.

J’exclus a priori dans votre cas des causes telles qu’une conscience altérée par la drogue, la maladie mentale ou une foi trop intense en des croyances portées à un haut niveau, dans le mysticisme par exemple.     Lire la suite de « Les perceptions extra-sensorielles »

L’affolement des soupapes

QUESTION par Pascale (Pierrelatte, France)

Lorsque un peu d’énergie de la « personne » bouscule l’espace de la  » personnalité  » en vue d’occuper un peu plus de son territoire psychique, en première instance nous avons la désagréable et souffrante sensation d’être suspendus dans un vide et tout en nous s’affole comme si on allait mourir sur le champ!!!

Alors qu’un ego en voie de conscientisation ne devrait pas s’affoler , il réagit comme si un bûcheron venait de couper son arbre sur lequel il est perché depuis bien longtemps , alors qu’il n’a fait que couper une branche de l’arbre ! ( le bûcheron)

Ma question est celle-ci : pourquoi ne pouvons nous pas vivre ces conversions d’énergies dans une relative fluidité ? Nos mémoires sont-elles si tenaces ou sont-elles tout simplement hostiles à tout changement?


PIERRE-LUC:

Il est exact que lorsque les énergies de plus hauts niveaux systémiques qui préludent à l’émergence des vibrations universelles de la « personne » rencontrent les vieilles énergies rattachées à la «personnalité» mémorielle terrestre très cristallisée, il se produit souvent une série de chocs, quelquefois fracassants, qui peuvent laisser derrière eux des vides angoissants, comme après un gros tremblement de terre, que dans les mondes plus élevés on pourrait aussi nommer «un gros tremblement d’éther».

La conscience nouvelle a souvent pour effet d’abattre «l’arbre», le vieil arbre bien sûr, l’arbre du confort, l’arbre du connu, l’arbre de la mémoire, l’arbre généalogique, l’arbre de la vieille connaissance, l’arbre de l’illusion, l’arbre de la peur, comme si sa force invisible et puissante s’appliquait à nous scier le tronc des expériences du passé.

La conscience est d’abord une mise à terre de l’ancienne végétation mentale pour y aménager un nouveau terrain, une nouvelle construction. Le bûcheron cosmique passe et fait froidement son travail, que l’on soit d’accord ou pas à «se faire scier» par lui.


Faut-il s’affoler?

«L’affolement des soupapes» est le terme qui me vient à l’esprit. En mécanique automobile, c’est le nom donné au dérèglement soudain et sans raison immédiatement apparente du timing d’ouverture et de fermeture des soupapes du moteur qui se met alors à s’emballer dangereusement, jusqu’à la surchauffe et parfois jusqu’à l’endommagement irréversible.

On retrouve un phénomène semblable dans une installation nucléaire lorsqu’un défaut de refroidissement par l’eau lourde amène le réacteur à s’emballer et éventuellement à exploser, comme ce fut le cas à Tchernobyl il y a quelques années, si les mesures de redressement ne sont pas rapidement appliquées.

L’individu humain dans sa vie «normale» réagit souvent par un phénomène d’affolement de ses soupapes. Face à un changement soudain et imprévu, le cerveau reptilien ne lui demande pas son avis. Cette structure archaïque mais nécessaire est programmée depuis des lustres à réagir dans l’instantanéité à tous les signaux avertisseurs de danger, réel ou appréhendé, lorsqu’il lui semble que sa survie et celle de son «véhicule porteur» sont menacées.

Très rapidement alors, l’adrénaline monte, le coeur et les poumons s’affolent, le cerveau et la pensée s’emballent. En même temps, l’anxiété surgit, la panique souvent, et avec elles la multiplicité des réactions de défense comme la colère, l’hostilité et l’attaque, ou dans certains cas le déni de réalité, le repli sur soi et le rejet plus ou moins actif des idées ou des personnes. La réaction est instinctive.


Au cours d’un processus accéléré d’évolution psychique par ailleurs, le stress créé par l’événement perturbateur est poussé encore plus loin en intensité que dans une évolution terrestre «normale». Le cerveau reptilien est alors non seulement confronté à ses programmes et réflexes habituels de survie, mais aussi à la profondeur d’un inconnu de situations qui n’ont préalablement jamais été répertoriées dans sa mémoire, celle de la race humaine qui a occupé la planète jusqu’à aujourd’hui. Et dans ces cas là, la «panique du vide», celle de l’homme en chute libre dont le parachute ne semble pas vouloir s’ouvrir, peut survenir et provoquer un affolement douloureux, un peu «comme si on allait mourir sur le champ».

Dans son parcours initiatique de haut niveau, l’individu sensible peut se voir à tout moment envahi et submergé par des descentes soudaines d’énergies psychiques d’origine difficile à identifier qui vont profiter d’ouvertures dans ses centres pour le pénétrer et changer brutalement son état vibratoire. Ces entrées vont par exemple se produire à la faveur de grandes fatigues nerveuses, émotives ou physiques préexistantes, de moments de relâchement de tension suivant une période ou un événement particulièrement difficiles, ou encore à l’occasion de phénomènes telluriques ou cosmiques reliés aux astres et à la terre, les pleines lunes notamment.

Ces effractions soudaines laissent alors l’individu pantois, presque sans défense, quelquefois inquiet ou affolé, ou pire encore avec le sentiment d’avoir été brisé, comme après le passage d’un ouragan, d’un raz-de-marée ou d’un cambrioleur qui aurait vidé la maison durant son absence.

En pareils moments, la tentation de l’affolement et du déséquilibre est grande.


Comment passer «en fluidité» à travers ces moments énergétiques particuliers? Voici quelques suggestions tirées de l’expérience de «victimes» ayant survécu à ce jour:

1. Reconnaître sur-le-champ et clairement que la plupart de ces phénomènes ne viennent pas de la folie mais font plutôt partie d’un processus d’électrification globale, invasif et imprévisible en lui-même, et auquel il faut de plus en plus s’habituer lorsqu’on s’élève vers de plus hauts niveaux vibratoires.

2. Avoir toujours en tête qu’il s’agit d’un processus de training semblable à celui d’astronautes qui vont éventuellement s’envoler vers un séjour en station spatiale mais pour lequel il y a une durée minimale qui varie selon les personnes et le contexte du lancement.

3. Savoir contenir l’orage, ne jamais faillir et ne jamais se laisser briser par l’événement.

4. Calmer rapidement la pensée en chassant toute tentative d’invasion par le doute ou le questionnement.

5. Calmer le coeur par des respirations profondes et au besoin par des techniques de relaxation ou de méditation.

6. Utiliser au besoin des produits naturels relaxants comme adjuvants.

7. Distraire la psyché et les centres nerveux par des activités légères et plaisantes, particulièrement celles à composantes peu intellectuelles comme la marche, l’exercice musculaire léger, le jardinage ou le soin d’un animal.

8. Établir de courts dialogues vibratoires de haut niveau avec un partenaire d’échange qui a accepté de vous offrir ses services et son alliance lors de ces moments plus difficiles.

Protéger sa sensibilité

QUESTION par David L. (Québec, Canada)

Comment une personne en processus d’éveil de conscience peut-elle composer intelligemment avec sa sensibilité qui augmente en parallèle avec son taux vibratoire, de manière à ce que cette sensibilité lui soit plus utile que nuisible dans son quotidien ?

Formulé autrement : comment une personne peut-elle gérer sa sensibilité grandissante de manière à ce qu’elle lui soit davantage un atout évolutif utile que souffrance et source de frustrations ?

J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de gens qui souffrent d’hypersensibilité à l’époque présente, alors qu’il y a peu de ressources pour les aider à la gérer.


PIERRE-LUC:

D’abord un mot sur le terme «hypersensibilité» et sur sa connotation spontanée dans l’esprit des gens. Son préfixe grec «hyper» signifie initialement «au-dessus», mais sous l’influence de sa signification anglophone tout autant que de l’usage qu’on en fait la plupart du temps dans le monde psychologique et médical, il a pris très rapidement le sens de «trop», comme dans «hyper-anxieux», «hyper-allergène» ou «hyperplasie».

Il fait donc tout de suite référence à un «excès», à un débordement, à un déséquilibre, en d’autres mots à une maladie, à une infirmité, à une pathologie.

Dans cette conception, une personne hypersensible doit donc «se soigner» ou être prise en charge pour redevenir «normale».

Il existe pourtant différents types d’hypersensibilité. Un premier est celui de personnes qui dans leur monde intérieur sont submergées d’impressions psychiques ou d’émotions qui les débordent et les rendent vulnérables éventuellement à différentes formes d’effondrement personnel. C’est sans doute à ce type d’hypersensibles que le folklore médical, psychologique et social fait habituellement référence.

Il existe aussi des personnes dont la sensibilité imaginative de nature artistique est peut-être davantage canalisée, mieux maîtrisée, servant alors de fondement à leur travail créatif. En général, ces créateurs d’art sous toutes ses formes, surtout s’ils sont bien reconnus et appréciés socialement, sont rarement étiquetés d’«hyper». On les louera même pour certains excès.

Les catégories qui nous intéressent plus spécifiquement dans cet article parce que généralement moins comprises et moins répandues sont celles que j’appelle les «extra-sensibles» et les «supra-sensibles».

Les «extra-sensibles» désignent des êtres en mesure de capter des phénomènes se situant en dehors des capacités de perception de la moyenne des gens, soit sur le plan électro-magnétique corporel, les acupuncteurs et les tenants de certaines thérapies énergétiques par exemple, soit sur le plan plus strictement psychique, généralement au niveau des mondes astraux terrestres, la plupart des voyants et médiums par exemple.

Les «supra-sensibles», quant à eux, ont plusieurs points en commun avec les «extras» mais ne détiennent pas nécessairement dans leur incarnation actuelle l’exercice complet des mêmes facultés et pouvoirs. Leur ressources personnelles, leur vitalité et leur plan de vie sont plutôt mis au service, souvent à leur corps défendant, d’une préparation accélérée (pour ne pas dire une électrocution accélérée) à accéder à des niveaux vibratoires qui seront éventuellement plus élevés et plus puissants que ceux des profils précédents.

La distinction que je tiens à faire à ce sujet a pour but de redonner leurs lettres de noblesse aux personnes de cette dernière catégorie qui loin d’être anormales et malades dans leur processus, sont irrévocablement propulsées dans une évolution accélérée vers une conscience supérieure et seront peut-être un jour en mesure de diriger ou de conseiller la terre dans une nouvelle phase de son développement.


Ceci dit, il est réel que tous les individus plus sensibles, quelle que soit la catégorie ou l’échelon vibratoire où ils se situent, perçoivent en général les variations d’énergie provenant des personnes autant que des événements avec plus de rapidité, d’intensité, de profondeur et d’ampleur que ne peut le faire la majorité, ce qui les oblige à composer à la fois avec la nature énergétique du phénomène perçu et avec la réaction fréquente des gens autour d’eux devant leur «différence».

Cette extra-perception, souvent mal comprise par l’individu lui-même, va alors avoir tendance à créer en lui un espace de doute et d’inquiétude, favorisant le déséquilibre de son champ énergétique et de ses facultés psychiques.


Voici donc, comme à mon habitude, une liste de points intéressants à considérer pour minimiser les pertes et dislocations énergétiques pouvant découler d’une sensibilité mal reconnue ou insuffisamment protégée:

1. reconnaître une fois pour toutes cette sensibilité comme une faculté essentielle et un résultat incontournable dans le processus de transformation où l’on est engagé

2. casser définitivement tout doute, toute inquiétude ou tout regret pouvant surgir à la vue de l’écart naturel qui se creuse graduellement avec les personnes, les situations ou les mentalités de vibration moins élevée, supportant en même temps l’impression de grande solitude qui peut en découler (en d’autres mots: bien maîtriser le malaise de son «anormalité» et de sa différence)

3. maintenir le plus possible une haute vibration dans tous les domaines, en particulier dans la pensée, les activités quotidiennes et le choix des personnes fréquentées

4. se garder en état de création constante

5. développer sa puissance de parole, soit en solo dans des activités créatives comme le théâtre, le chant, l’étude du son ou les communications diverses que l’on pourra être en mesure de faire, soit avec des partenaires de dialogue en mesure d’épouser la hauteur de vibration que l’on veut maintenir

6. faire appel à une volonté rigoureuse et sans faille pour que les décisions, quelles qu’elles puissent être, soient prises en temps voulu

7. fréquenter la beauté et l’intelligence sous toutes leurs formes

8. apprécier les moments de joie du coeur et de l’esprit lorsqu’ils se présentent

9. se couper sans hésiter de toutes les situations et relations toxiques et vibratoirement rabaissantes.

(Pour illustrer davantage et compléter cette liste, il pourra être intéressant de lire aussi le texte du 4 octobre dernier sur comment survivre à la «glu» planétaire).