QUESTION par Molina (Aguessac, France)

Quel est selon vous le pire défaut qu’un être humain puisse avoir dans son parcours évolutif vers une conscience plus élevée ?

PIERRE-LUC:

Parmi toute la panoplie de tares pouvant affecter l’évolution de conscience d’un individu, j’en choisirai deux principales que je rencontre notamment assez fréquemment chez des personnes qui viennent en contact avec moi: l’orgueil et la crainte.


La crainte est ce mouvement d’appréhension et de recul, quelquefois de paralysie totale, qui tend à s’emparer de soi et à dominer toute la psyché au moment de poser une action.

La crainte prendra différentes formes.

La crainte constante de faire une erreur en prenant une décision par exemple: «est-ce la bonne?», «est-ce que j’ai bien fait?» ou «que va-t-il arriver si je me trompe?», pensées d’inquiétude traduites en mots de tous les jours.

La crainte de «ne pas être à la hauteur» de ce qu’on aura décidé, le fameux «syndrome de l’imposteur», constitue sa soeur jumelle dans le monde de l’hésitation constante et de la dynamique du pas en arrière au moment d’agir.

La famille élargie verra ensuite s’ajouter la peur d’être jugé, la peur de ne plus se reconnaître dans son personnage habituel, la peur de ne plus être normal, la peur de perdre un sentiment d’appartenance sociale, réelle ou illusoire, la peur de sortir radicalement de sa zone de confort, en un mot la peur de la nouveauté, la crainte de l’inconnu et quelquefois l’angoisse du vide.

Sous-jacente à ce tableau de paralysie progressive, il y a généralement cette incapacité à savoir, à reconnaître et à assumer définitivement qui l’on est fondamentalement, essentiellement, vibratoirement.


À l’opposé, il y a l’ineffable tableau de la surenchère, de la surestimation de son propre personnage en cheminement, et immanquablement celui de l’orgueil, qu’il soit psychologique, spirituel ou supramental.

Le tableau précédent avait tendance à caractériser davantage la psyché féminine. Celui-ci aura tendance à s’associer davantage à la psyché masculine. Je parle de psyché évidemment, pas du sexe biologique ni du genre grammatical.

L’orgueil en développement amènera alors la personne à se sentir «avancée» dans sa conscience, à éprouver le sentiment d’avoir une vue supérieure de la vie, à juger facilement celui ou celle qui n’est pas sur «sa» longueur d’ondes à elle, à s’exclure dédaigneusement de la masse ou au contraire à se donner une «mission» plus ou moins consciente de prêcher tous azimuts pour évangéliser les païens et les analphabètes de l’esprit inférieur, tout cela en adoptant un ton subtilement docte, vaguement solennel et condescendant, toujours au mépris des lois de l’amour.

Dans sa forme avancée, il s’agit malheureusement là de l’un des tableaux personnels les plus difficiles à travailler pour propulser un individu même doté de bonnes intentions au départ vers une conscience réelle et vibratoire, l’orgueil étant l’un des voiles les plus puissants à la lumière de l’esprit. 


En complément de ma réponse à votre question, je vous propose également de prendre connaissance sur ma chaîne YouTube d’une série de courtes capsules intitulée «Comment retarder son élévation vibratoire»


ME REJOINDRE