Si je vous parle de «l’astral» aujourd’hui, c’est pour tenter de faire avec vous un réajustement à propos de la peur presque viscérale et du rejet instinctif que provoquent souvent ce mot et ce qui l’entoure dans l’esprit de ceux qui ont suivi un tant soit peu l’instruction donnée par Bernard de Montréal.

Cet homme de grande valeur avait un mandat dont un aspect important était de secouer chez les humains tout autant que dans les sphères attenantes à la terre non seulement le pseudo-confort et la pseudo-sécurité du connu et de la mémoire, mais aussi l’emprise et le mensonge associés depuis des millénaires à la présence des forces astrales dans l’univers de la planète.

Cependant, l’être humain que nous sommes, jusqu’à nouvel ordre en tout cas, a été créé et construit, au moins en partie, non seulement sur des forces mentales ou supramentalesmais aussi et beaucoup sur des énergies vitales et astrales, son moi et son âme en particulier.

Comme nous vivons toujours, au moins pour un certain temps encore à ce que je sache, dans un corps qui a besoin d’une forme d’énergie dite «astrale» pour nourrir et vivifier certaines dimensions de sa vitalité à tous les niveaux, il serait clairement dangereux de vouloir renoncer trop drastiquement, comme le faisaient par exemple certains moines et mystiques des temps anciens, et en surplus des souffrances et privations que le processus supramental lui-même impose par sa brutalité, aux bienfaits des vibrations de certains mondes.

La joie par exemple. La joie sous toutes ses formes et surtout celles qui se manifestent sous les auspices de l’esprit. La joie de donner avec générosité et intelligence par exemple, la joie d’un échange de paroles avec un(e) partenaire en élévation mentale de quelque nature qu’elle soit, ou encore celle, très grande, de créer dans une activité que l’on aime, sans être toujours à se demander avec inquiétude et culpabilité si le plaisir qu’on a est «astral» ou «évolutif», une dichotomie très piégeante.

La joie de partir en voyage ou en randonnée, même à courte distance, celle de bercer un enfant ou celle de savourer un bon repas pour ceux qui aiment l’expérience sont d’autres manifestations d’une vibration «astrale» créative.

Il est impératif de bien discerner entre le fait d’être assujetti, consciemment ou non, au pouvoir affectif et mental des forces astrales vampiriques dans sa vie et la volonté de se servir en toute conscience et intelligence d’une énergie de longueur d’onde astrale pour se régénérer et se rééquilibrer dans son existence terrestre.

Bien sûr, l’attrait pour le plaisir «astral» et les mondes qui lui sont affiliés diminuera nettement avec l’intégration plus ou moins rapide de la vibration supramentale, notamment sous l’effet de la déception brutale et du détachement obligé qui l’accompagnera.

Ce n’est pourtant pas une raison pour laisser se développer ce que la psychologie actuelle appelle une «dissociation» par rapport à des zones importantes de soi, comme doivent le faire notamment prostituées et escortes en tous genres pour satisfaire sans trop s’abimer dans leur intégrité et leur santé mentale une clientèle en mal d’éjaculations et de consolations.

Ce serait une grande erreur que de gâcher son passage terrestre et éventuellement sa santé sur tous les plans par un retrait trop rapide et trop prononcé de sources de revitalisation diablement nécessaires et de se réfugier en continuité dans un remâchage aride et auto-masturbatoire de notions «supramentales», quand ce n’est pas dans les colères et les haines où ce processus presqu’anti-homme nous amène.

Il faut vivre ! Il y a de la vie dans la vie.