QUESTION par «Scorpio» (Toulouse, France)

On assiste a une explosion des scènes de nudité, dans les clips vidéos de musique, dans les films ou même dans la plupart des pubs à la télévision, la nudité étant devenue quasi obligatoire pour faire vendre.

Comment la voir d’un point de vue supramental?

Vu qu’elle est systématiquement refoulée par les religions, il faut impérativement la cacher, alors que selon ces mêmes religions, les premiers hommes, Adam et Ève, étaient nus dans le jardin d’Éden avant la chute. On peut donc penser que c’était là le plan prévu par Dieu. 

PIERRE-LUC:

Un mot tout d’abord sur la question du «jardin d’Éden» ou «paradis terrestre», et plus spécialement sur la «nudité» de ses deux premiers occupants, «Adam» et «Ève», des noms qui dans leur étymologie ancienne signifient uniquement «l’homme» ou «l’humanité» pour le premier, «la mère» ou «donneuse de vie» pour la seconde.

Lorsque ceux que la tradition appelle «pères de la race» ou «pères de la création» (ou tout simplement «Dieu» ou ses autres noms en langage spirituel) ont décidé de créer en laboratoire sur la planète une nouvelle forme d’êtres vivants dans laquelle à long terme devraient se fusionner une âme immatérielle d’origine cosmique et un corps de nature animale déjà bien étudié sur terre depuis des millénaires, ils ont placé leurs deux créatures originelles dans des conditions qu’ils ont voulues idéales pour la réussite éventuelle de leur expérience scientifique, notamment en les protégeant de trop grandes variations dans les paramètres météorologiques ou géologiques aussi bien que des dangers potentiels amenés par la présence de prédateurs ou le manque de nourriture. Une décision fort intelligente pour démarrer une entreprise ou un projet spécial d’envergure, me direz-vous.

Ce milieu idéal fut par la suite baptisé «paradis terrestre», surtout par les descendants ultérieurs, en comparaison avec ce qui a suivi plus tard dans l’histoire de l’humanité.


Dans ces conditions primitives idéales, les deux nouveaux spécimens humains étaient à l’origine très branchés avec leurs créateurs. L’une des conditions qui maintenaient ce branchement actif était le fait que leur énergie psychique n’avait pas à être continuellement consumée ni par une lutte constante pour la survie, ni par une déperdition inutile dans des vibrations plus basses et plus denses que nous appelons aujourd’hui la sexualité, la sexualité animale terrestre bien entendu.

À ce moment, «ils étaient nus», oui, au sens où ils étaient purs, transparents, bien alignés énergétiquement, très élevés en vibration et très connectés aux mondes systémiques d’où ils provenaient.

Ils étaient «nus» aussi au sens d’être «innocents» et donc aussi «inconscients» des réalités terrestres auxquelles ils n’avaient pas encore vraiment commencé à faire face pour que se réalise l’expérience prévue.


Ce qui s’est produit ensuite est que cette «nudité», donc aussi cette pureté-naïveté et la possibilité de l’exploiter à des fins autres que celles prévues à l’origine a été vite remarquée par des civilisations «extra-terrestres» autres que celle des «pères de la création».

Certaines de ces civilisations, celles habitant la constellation d’Orion selon certaines sources, connaissaient déjà très bien pour l’avoir observée depuis longtemps la mécanique de la sexualité animale qui déclenchait l’excitation et la frénésie de la reproduction à des moments spécifiques sur la planète. Ils ont donc vite compris le potentiel stimulant et plaisant pour eux du captage d’un rayonnement sexuel semblable à celui des animaux, mais émis cette fois par un être beaucoup plus évolué, beaucoup plus attrayant, et en même temps aussi naïf et mal protégé que la nouvelle créature humaine qui venait d’apparaître.

En infraction aux lois systémiques, ils se sont alors constitués en prédateurs et ont finalement forcé la porte du «paradis», entrant par ruse et par effraction dans le laboratoire jusque là interdit pour «enseigner» à leur proie, le spécimen humain, la femelle nous dit-on, et lui faire connaître des «secrets» qui lui étaient interdits jusqu’alors, supposément pour la faire grandir et devenir «l’égale des dieux».

Sous couvert de tentation et de séduction donc, le serpent de l’histoire n’étant alors que le symbole ou le déclencheur de la manipulation mécanique de la kundalini humaine, elle-même souvent représentée par l’interaction de deux serpents s’élevant en spirales complémentaires, il s’est plutôt agi à ce moment d’un véritable viol, physique et psychique, qui a détruit le lien de confiance entre l’homme originel et ses créateurs systémiques, ceux-ci l’ayant dès lors rejeté comme scientifiquement «pollué», mentalement ingouvernable et désormais inutilisable pour l’expérience prévue à l’origine.

Il est étonnant de réaliser combien ce manège des mondes externes ressemble à celui du séducteur ou du pédophile, homme ou femme, qui tente de gagner les faveurs de la toute jeune fille ou du jeune adolescent encore dans sa virginité en suscitant à la fois leur amour naissant et inexpérimenté, leur besoin d’être reconnus comme attirants et leur curiosité naturelle pour «les choses de la vie» pour les amener à des actes sexuels qui se révéleront par la suite avoir été dégradants pour eux.


Une fois «éveillés» à la sexualité physique par le serpent, nos deux spécimens humains  «virent qu’ils étaient nus». En ce sens que soudain ils s’aperçurent que leur corps rayonnait désormais d’une autre sorte d’énergie, une énergie dans ce cas émise principalement par la peau et par certains organes externes dont la luminosité physique animale s’était tout-à-coup activée et d’où émanaient maintenant des quantités assez fabuleuses de ce que nous appelons maintenant «phéromones», donc des substances sexuellement très excitantes.

Malgré une gêne des premiers moments, ils y prirent bien sûr tout de suite plaisir et accoutumance, inconscients des pertes que pareille dépendance allait leur amener à d’autres niveaux dans le futur.


Se retrouvant pour leur part en position victorieuse, les forces de séduction et d’exploitation de l’être humain ne se sont pas privées et s’en sont donné à coeur joie dans la cueillette du plaisir, perpétuant jusqu’à nos jours cette prédation au plus profond de la psyché de personnes en mesure d’exhaler un quelconque rayonnement sexuel, surtout les plus vulnérables, enfants et jeunes adolescents en développement de leur sexualité par exemple, une prédation très souvent faite hors du conscient, sans accord de l’individu, au cours des rêves ou sous l’influence de substances enivrantes ou psychédéliques de toutes sortes.


C’est pour tenter de mettre un terme à cette exploitation, à cette perte de contact avec les origines et à cet avilissement de plus en plus marqué de l’être humain que les religions, à l’origine du moins, ont voulu sortir ce dernier de l’emprise d’une sexualité galopante et hors de contrôle, devenue au fil des siècles la marque de sa dégradation comme être de lumière.

Dans une tentative pour «civiliser» la sexualité, certaines religions, leurs fondateurs surtout, ont émis des règles pour limiter le nombre et l’intensité des excitants sexuels, la nudité notamment.

À la longue cependant, plusieurs de ces mouvements sont peu à peu tombés dans les inévitables excès contraires typiques de l’être humain et ont «systématiquement refoulé» ou tenté de le faire par leurs préceptes et leurs règles la presque totalité de la sexualité, vêtements lourds, ternes et anti-libido, voiles et ceintures de toutes sortes, opprobre social et religieux s’abattant pour un rien comme une chape de plomb, censure de la pensée et interdiction des mots évocateurs, châtiments de diverses natures, flagellations et pénitences, excision d’organes même, le tout variant en fonction de la fureur, du zèle, des limitations du discernement ou des simples intérêts purement personnels de leurs représentants.


Avec les résultats que l’on connaît aujourd’hui, c’est-à-dire une contre-réaction extrême à toute retenue, manifestée par une préséance indécente accordée à la culture du «moi» devenue nouvelle religion, par une opposition dévergondée et sans limite à toute forme de restriction du plaisir immédiat, donc à toute forme de discipline et de contenance de l’énergie pouvant être nécessaire à un apprentissage efficace dans un domaine ou l’autre de la vie, dans celui de l’élévation de la conscience notamment, et par une surexposition constante à des stimuli sexuels régurgités en permanence dans tous les recoins de la planète et de la vie privée.

Curieusement, cette mécanique est depuis peu de plus en plus propagée par la femme qui, via des icônes féminines de l’écartement des cuisses ou de l’exhibition vulgaire des seins et fesses à tout propos, se sert maintenant de ses attributs sexuels étalés à tous les regards pour attiser davantage de convoitise, promouvoir à l’excès une célébrité personnelle ou un produit de consommation, renforcer un véritable pouvoir de domination, et dans certains cas même défendre une cause sociale quelconque, si noble puisse-t-elle paraître. La femme détruisant ainsi la femme, graduellement et inexorablement, dans sa dignité et sa fonction cosmique élevée.


D’un point de vue «supramental», la sexualité change de nom. Elle devient élévation vibratoire, ascension vers la lumière originelle. Elle dépasse le sexe en tant qu’activité uniquement génitale et rempart illusoire contre le vide de la vie. Elle dépasse la notion limitée d’excitation physique et son rapport de toujours avec la nudité.

À ce niveau vibratoire, au delà de la fonction naturelle et potentiellement plaisante associée à la procréation des corps pour la continuité planétaire ou au rééquilibrage occasionnel des énergies de vitalité, une sur-utilisation de l’énergie sexuelle concentrée trop longtemps et trop intensément dans des zones à vibrations plus denses produit rapidement un affaissement général de la fonction affective de l’âme et de la fluidité psychique de l’esprit, créant une barrière de plus en plus épaisse à leur élévation, donc à leur rebranchement avec les mondes créateurs qui sont leur origine et leur finalité.

La surexposition constante aux stimuli sexuels excessifs telle que nous la connaissons aujourd’hui plutôt que l’utilisation harmonieuse de l’énergie sexuelle pour remettre l’humain en contact avec lui-même à ses plus hauts niveaux, ce pour quoi elle est d’ailleurs programmée, ramène sans cesse l’individu à la recherche frénétique du Graal orgasmique momentané et à l’intense mais illusoire satisfaction du moi.

C’est là une hémorragie et un gaspillage très dangereux de l’énergie pure. C’est le détournement d’une énergie a priori destinée à l’élévation pour en faire une énergie d’esclavage et de destruction.

Tout cela faisant l’affaire de qui?

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