QUESTION par David L. (Québec, Canada)

Comment peut-on composer intelligemment avec les rêves qui sont des cauchemars de manière à ne pas se laisser déstabiliser par eux? Peut-on influencer consciemment les entités qui nous présentent des scénarios lors de nos rêves, pour les modifier de sorte à ce qu’ils soient agréables ou instructifs pour nous?

PIERRE-LUC:

Les rêves sont la voie royale et facile pour la pénétration et l’ensemencement de la psyché humaine par toutes les forces invisibles qui, à un degré ou à l’autre, veulent régenter la destinée et les comportements des individus, le plus souvent pour s’approprier pour leurs seuls et uniques besoins ses forces vitales et créatives.

Officiellement, je veux dire selon les sciences neurologiques et psychologiques actuelles, le rêve est le processus quotidien par lequel s’effectuent le ménage et la restructuration des événements et des nouvelles informations reçues au cours de la journée qui vient de s’écouler, plus spécifiquement durant la période du sommeil dite de «mouvements oculaires rapides» (en anglais «REM» ou «Rapid Eye Movement»).

Ceci est exact dans le mesure où cette activité ne représente cependant qu’une partie de la fonction des rêves. Il s’agit néanmoins d’une partie importante qui évite au cerveau d’en arriver à une saturation découlant d’une trop grande accumulation d’informations d’origines diverses et non classées, phénomène potentiellement dévastateur qui pourrait pour le moins alourdir de beaucoup son fonctionnement, et au pire conduire à des dysfonctionnements physiques, émotifs ou mentaux.

Dans ce processus de nettoyage, l’information est alors minutieusement scannée, étudiée et filtrée, dans un temps très court et selon des paramètres qui sont soudainement devenus accessibles par la mise en veille temporaire de la conscience rationnelle. Le matériel retenu est ensuite intégré au fonctionnement actuel ou futur de l’individu.

L’information non-retenue ou jugée nocive est pour sa part promptement éliminée pour faire place aux nouvelles expériences à venir dans les prochains jours. Tout ceci au cours d’un processus normal, sans bugs particuliers existant dans la vie et la pensée du dormeur.


Les cauchemars surgissent lorsque le mécanisme normal des rêves n’est plus capable de faire adéquatement son travail et se retrouve en faiblesse, sinon en impuissance totale, face à la taille du problème présenté.


Il y a en gros quatre sortes de cauchemars.

Le premier et l’un des plus fréquents est celui qui fait suite à une expérience émotivement très chargée, souvent carrément traumatique et pouvant quelquefois remonter assez loin dans la vie de l’individu. Une situation trop tendue au travail, une angoisse créée par une carence de sécurité dans la famille au cours de l’enfance, une agression plus ou moins récente, verbale ou physique, ou le souvenir récurrent du traumatisme d’une scène d’accident routier violent dans lequel il y a eu blessures graves ou mort d’homme sont des exemples de déclencheurs potentiels.

Dans tous les cas semblables, le cerveau peut être submergé par la force émotionnelle impliquée dans l’information à intégrer et ne plus être en mesure de régler à lui seul par la voie inconsciente du sommeil la désorganisation qui affecte les champs magnétiques du dormeur.

Débordé, il se contente alors de présenter à répétition à l’individu la situation à régler, souvent comme un vieux disque vinyle rayé, mais aussi comme un message urgent et insistant pour que le dormeur règle lui-même le problème par d’autres moyens plus efficaces lorsqu’il sortira du sommeil et se fasse aider si nécessaire pour le faire. Le cauchemar agit ainsi comme un système d’alarme.


Le deuxième type de cauchemar, parmi les plus fréquents lui aussi, survient lorsque le territoire psychique de l’individu est envahi ou menacé d’envahissement par une ou plusieurs entités psychiques nocives qui cherchent à s’en prendre à lui ou à lui soutirer quelque chose de vital, sa vie elle-même dans certains cas.

Ce phénomène survient plus souvent qu’on ne le croit, surtout chez les personnes très sensibles et mal préparées aux agressions psychiques, plus spécialement encore lorsque ces personnes sont en conscience avancée et sur le point de franchir un seuil qui pourrait les mettre hors d’atteinte de ces forces prédatrices. On assiste alors très souvent dans ce cas à de véritables attaques en règle, jusqu’à épuisement éventuel de l’individu qui, inconscient de ses droits et de son pouvoir, ne pensera plus alors qu’à céder.

Il est clair que pour que pareille chose se produise, et surtout pour qu’elle se prolonge en durée, il y a déjà chez la personne attaquée une ouverture, une faiblesse, une vulnérabilité, plus ou moins clairement présentes durant sa vie diurne mais devenant béantes et dangereuses au cours de sa vie nocturne.

Un mode de vie déséquilibré par exemple, un manque de vitalité physique, émotive ou intellectuelle, un débalancement psychique ou psychologique quelconque, une situation de vie personnelle stressante et non-réglée, un état anxieux en permanence ou un déluge mental de doutes auxquels la personne n’a pas la science ou la volonté de résister représentent un bon échantillon de facteurs affaiblissants possibles.

Il peut même arriver que l’intrusion négative se fasse dans la psyché du dormeur à la faveur d’une pénétration d’énergie lumineuse de haut niveau, mais mal contenue par un individu dont la force intérieure et la science des événements sont insuffisantes. Les forces nocives utilisent alors les mêmes rails que ceux du train énergétique principal et se faufilent en se collant à ce dernier pour parvenir jusqu’au dormeur.

Voilà qui ne rassurera personne, j’en suis conscient!


Un autre type de cauchemar, moins fréquent que les deux premiers mais quand même important à mentionner, est celui qui représente une mise en scène du double cosmique de l’individu pour l’avertir d’un danger (généralement assez grave) pouvant le menacer sur le plan physique, émotionnel ou psychique. En général cependant, pareil signal n’est pas facile à décoder de façon sûre sans l’aide d’une voyance ou d’une médiumnité bien ajustée, propre à soi-même ou exercée par une ressource externe compétente.


Existe enfin une quatrième catégorie de cauchemars qui devrait en fait plutôt porter le nom de «sommeil agité» ou de «rêves agités».

Ce type de périodes nocturnes plus ou moins troublées prend davantage son origine sur des dérèglements de différents genres dans la vie physique du dormeur, une alimentation lourde et excessive par exemple, surtout moins de quatre heures avant le début du sommeil et spécialement s’il y a eu consommation de sucres, d’alcool, de café ou de protéines, un manque d’exercice physique au cours de la journée écoulée, notamment la marche bienfaisante, une aération insuffisante de la chambre à coucher, une mauvaise ventilation des oreillers, draps et matelas, trop remplis des nombreuses mémoires de nuits précédentes, voilà qui peut couler le navire d’un sommeil plus calme.


Il n’y a pas de truc ou de remède absolu pour se prémunir contre toutes les formes de cauchemars, particulièrement ceux des deux premiers types.

En règle générale, outre le fait de neutraliser au plus tôt la situation problématique de la vie réelle qui peut lui servir de fondement ou de déclencheur, on s’attaque d’abord au cauchemar par la pratique et le maintien en permanence d’une centricité psychique et émotionnelle, d’une puissance de volonté inébranlable et d’un niveau vibratoire de haute fréquence qui finissent par rendre la psyché impénétrable par qui ou par quoi que ce soit de non autorisé.

Facile à dire, objecterez-vous. Bien sûr, un entraînement est nécessaire, surtout pour quiconque n’est pas suffisamment habitué à intervenir directement à l’intérieur de ses rêves pour en faire des «rêves lucides», c’est-à-dire la presque totalité des humains.


QUELQUES TRUCS UTILES CEPENDANT POUR DÉBUTER :

1. COMME PRÉPARATION GÉNÉRALE :

Décidez, oui, décidez simplement et une fois pour toutes, que vos rêves vont graduellement devenir impénétrables à toute forme d’envahissement. C’est un ordre que vous donnez et placez sur les plans invisibles (la psychologie classique dirait «dans votre subconscient»).

Reconnaissez clairement la probabilité de devoir un jour ou l’autre prendre les armes et utiliser le feu de votre volonté, quelle qu’en sera la forme, contre l’envahisseur nocturne, quel qu’il soit. Ceci aura notamment pour effet d’éliminer assez rapidement la passivité et la naïveté pouvant vous habiter et ouvrant alors trop facilement la porte aux intrus.

Améliorez ensuite radicalement le niveau vibratoire de votre vie et de votre pensée. Plongez vous-même dans vos propres détails personnels à ce sujet et faites-vous aider au besoin.

Faites régulièrement «nettoyer» votre champ énergétique personnel par une personne habilitée à en expulser toute forme de détritus psychique pouvant le grignoter et servir ainsi de porte d’entrée aux phénomènes de noirceur.

2.  AVANT DE VOUS ENDORMIR CHAQUE SOIR :

Prévoyez obligatoirement une période préalable d’au moins 30 minutes en position de détente mentale et physique, avec pour seuls accompagnements possibles (si nécessaire) une lecture apaisante ou une musique de détente «pour l’âme» ou «pour l’esprit».

De ce temps de transition, prenez chaque fois au moins 5 minutes pour être seulement avec vous-même.

Revoyez alors en pensée les événements, rencontres, visages ou paroles se démarquant naturellement comme ayant eu une certaine importance au cours de la journée. Ceux et celles qui vous viennent à l’esprit spontanément et sans analyse.

Faites ensuite un premier tri, préalable à celui que se fera ensuite par votre programme nocturne, décidant pour chaque élément si celui-ci vous «appartient» et doit être conservé, ou si carrément il ne vous «appartient pas» parce qu’inutile ou complètement nocif, auquel cas il est alors immédiatement rejeté avec force de votre territoire personnel à travers un portail énergétique imaginaire que vous créez pour l’occasion et dont vous refermez ensuite hermétiquement la porte. Assez efficace lorsqu’exécuté avec certitude et puissance.

Ordonnez ensuite que vos rêves deviennent graduellement de plus en plus lucides et conscients au fil des nuits.

3.  À CHAQUE RÉVEIL, PENDANT LA NUIT OU AU MATIN :

Écrivez immédiatement ce qui vous reste encore frais en mémoire du rêve ou des rêves qui viennent de précéder. Cela habitue petit à petit votre esprit à porter de plus en plus d’attention à vos rêves et surtout à être plus présent et actif lorsqu’ils se déroulent.

Si vous le pouvez, pendant que votre cerveau n’est pas encore revenu totalement à l’état de veille, revenez volontairement à rebours mentalement dans le scénario général du rêve ou dans une scène précise qui vous a frappé et inventez alors un tout nouvel élément de scénario qui change le déroulement des choses comme elles s’étaient produites et vous rend maintenant gagnant.

Par exemple dans le cas d’un cauchemar, au lieu de prendre panique et de vous enfuir devant un agresseur aux allures terrifiantes, vous êtes maintenant devenu un énorme dragon d’une hauteur d’au moins cinq étages qui l’écrase tout bonnement du pied, ou vous le pulvérisez avec un laser foudroyant comme l’humanité n’en a jamais vu. Vous êtes pris sur la haut d’une montagne abrupte de laquelle vous ne pouvez plus descendre?  Il vous pousse des ailes et vous devenez un oiseau. C’est sans limites.

Tout cela sans réfléchir ni analyser, devenu parfaitement faisable par un être humain déterminé et décomplexé qui a finalement compris que le répertoire la plupart du temps très limité et assez idiot de l’entité qui tente de soumettre sa proie ne comprend en général qu’un seul item: lui créer la peur, et qu’il ne cédera jamais à son chantage.

Une fois ressorti mentalement du scénario de ce rêve précis, imaginez maintenant brièvement un arsenal de nouveaux types encore plus variés de parades efficaces à utiliser en cas d’agression future dans votre monde psychique. Ceci donnera en même temps aux divers plans, aux mondes nocturnes en particulier, un signal et un avertissement sévère à propos de votre colère, de votre détermination et de votre puissance grandissante à faire feu, même nucléaire, au besoin.

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