La procrastination

QUESTION par Géniale (Sherbrooke, Canada)

Je suis présentement étudiante à l’université. Pour moi, c’est un retour aux études à quarante ans. Je suis actuellement en période intensive où j’ai énormément de travaux à remettre.

Question de remettre justement, je remets, mais à plus tard. Je reporte, je procrastine. Et j’ai toujours une bonne raison pour ça. De sorte que je commence à prendre du retard et à faire de plus en plus d’anxiété.

Je ne sais pas comment concilier ce que je sais des lois de la conscience avec ce comportement qui semble prendre un peu trop le dessus sur moi. Y-a-t-il moyen de sortir du piège?


PIERRE-LUC:

Il faut d’abord distinguer ce qui est «procrastination» pure, c’est-à-dire ce qui relève de la peur de se mettre en action pouvant aller jusqu’à la panique face à une performance à donner, et ce qui peut appartenir à d’autres causes pas nécessairement reliées à la tâche spécifique à accomplir.

Par exemple, le fait de remettre sans cesse à plus tard peut être dû à une baisse de la vitalité globale, à une fatigue généralisée ou à un amoncellement de tracas non réglés, privant la personne de l’énergie normale requise pour livrer la marchandise demandée.  Lire la suite de « La procrastination »

La séduction

QUESTION par Julien V. (Saint-Jean-sur Richelieu, Canada)

Ma conjointe et moi sommes en couple depuis bientôt 6 ans. Je crois que notre union est solide. Nous nous aimons tous les deux et nous communiquons bien.

Malgré tout, quelque chose m’intrigue dans ses agissements. Quand nous sortons ensemble, elle a constamment besoin de séduire autour d’elle, d’avoir les regards des hommes sur elle. Pas qu’elle me tromperait avec qui que ce soit, mais elle semble en avoir sans cesse besoin. C’est comme une sorte de défi personnel qui la remplit et dont elle est fière. Elle me dit que cela fait partie de «sa personnalité». Notre entente sexuelle n’est pas en cause à ce qu’elle me dit.

J’ai confiance en elle et je ne me sens pas jaloux, mais j’aimerais savoir à titre d’information qu’est-ce que la séduction d’un point de vue d’une conscience évoluée et s’il y a des dangers pour ma compagne avec tout ça.   Lire la suite de « La séduction »

Les lourdeurs de l’âme

QUESTION par Pascale (Pierrelatte, France)

J’ai remarqué que beaucoup de personnes ayant appartenu à des mouvements dits ésotériques ne veulent qu’une chose, c’est de bénéficier d’une manière additionnelle des énergies de «l’Ère du Verseau», que ces personnes ont de la misère à se défaire de leurs précieux bagages qui sont le résultat de la connaissance apprise et que ceci rend quasi impossible la conversion des mémoires du couple âme/ego.

Nous avons tous des bagages mémoriels, certains sont plus lourds que d’autres, et notre futur véhicule volant n’acceptera pas le surpoids ! Alors, de ton point de vue panoramique, peux tu donner quelques conseils qui nous permettraient de laisser des bagages inutiles sur le tarmac ?


PIERRE-LUC:

L’individu croit souvent avoir besoin de beaucoup de bagages au moment de partir en voyage.   Lire la suite de « Les lourdeurs de l’âme »

L’élévation vibratoire (partie 1)

QUESTION par Alain (Trois-Rivières, Canada)

L’évolution d’une personne est souvent ressentie comme étant le niveau de vibration que celle-ci apprivoise, installe et maintient devant tous les éléments. Malheureusement les comparables utilisés sont souvent en référence avec le connu, donc avec une vibration plus dense au départ.

Le fait de se voir dans un mouvement POUSSANT vers une vibration plus haute augmente-t-il la difficulté si on le compare à une vision où la force qui est en jeu devient un mouvement ASPIRANT vers un inconnu vibratoire?


PIERRE-LUC:

La réponse est OUI. L’observation est très exacte.

POUSSER sur une vibration dense pour essayer de la faire monter plus haut a été la façon de faire caractéristique de l’ancienne forme de recherche de conscience de l’humanité qui voulait s’élever au-delà de sa condition limitative vers un contact jadis perdu avec sa source dans les mondes de l’esprit, mais qui ne connaissait alors pas de voies plus fluides et moins onéreuses pour le faire.  Lire la suite de « L’élévation vibratoire (partie 1) »

Le supramental: prise 2

Texte de PIERRE-LUC :

Parmi les commentaires que je reçois, plusieurs me demandent pourquoi dans mes articles je ne me consacre pas davantage à expliquer et à répandre les concepts de la «psychologie supramentale» ou «évolutionnaire» diffusée depuis plus de 35 ans au Québec par l’oeuvre de Bernard de Montréal, sachant mon intérêt évident pour cette approche et ma relative facilité à la vulgariser, notamment pour avoir été mis durant des années en contact assez direct avec l’enseignement de l’auteur jusqu’à son décès en 2003.


La première raison est qu’en dépit de mon intérêt très vif pour l’information apportée par cet homme exceptionnel sur la conscience et la psychologie humaine, ce n’est pas mon mandat en tant que tel de diffuser son oeuvre. Plusieurs s’y essaient d’ailleurs depuis son décès et même avant, avec plus ou moins de succès selon le point de vue.

Mon mandat n’est pas d’essayer de refaire ce qui a déjà été fait, et surtout très bien fait. À ce sujet, bien que les publications de cet auteur ne soient plus rééditées depuis les dernières années, son matériel originel, en tout ou en partie, est encore très accessible pour qui veut bien s’y intéresser via certains sites internet ou par des contacts en privé avec des personnes qui le détiennent déjà.

Mon mandat premier est plutôt, conscience supramentale ou pas, d’aider des gens à ajuster leur vie à différents niveaux, notamment leur pensée, leur émotion et leurs interactions sociales et affectives.

En parallèle, je supporte ces personnes dans l’élévation de leur conscience, dans l’ouverture de leur esprit, et le cas échéant, dans la compréhension et l’application de notions relatives à une psychologie dite  «supramentale» ou «évolutionnaire», mais seulement si c’est approprié à leur développement et à leur capacité à en soutenir l’information.


Cette distinction est importante. Le «supramental» n’est pas une religion pour moi et je ne vais pas du jour au lendemain me transformer, comme certains ont pu le faire, par engouement soudain, par enthousiasme trop grand ou par sentiment d’une mission spirituelle, en évangéliste, en apôtre ou en prédicateur d’une approche, si élevée et si intelligente que je puisse la considérer.

Ce qui m’intéresse en premier lieu, c’est l’élévation de la conscience. L’approche supramentale me paraît clairement un outil privilégié à cet égard. Ce n’est pas le seul cependant. Je ne cède pas au coup de foudre et encore moins au fanatisme de «la propagation de la foi». Je ne suis pas l’homme d’une seule pensée et je ne cède pas beaucoup à la croyance, encore moins aux modes.

J’étudie donc et j’observe les manifestations et applications de cette approche révolutionnaire, mais ne comptez pas sur moi pour balayer du revers de la main tout ce qui en-dehors de cette école de pensée, si intelligente soit-elle, pourrait favoriser mon élévation vibratoire et celle des gens qui me consultent.

Pour moi, la psychologie supramentale n’est pas une fin en soi. Pas plus qu’un élément de définition de mon identité. C’est seulement un moyen, certainement pas des plus idiots, je le reconnais, en mesure de fournir des informations privilégiées et de très haut calibre pour bien comprendre et contenir un processus d’élévation vibratoire qui échappe à l’égo psychologique, mais ce n’est pas un objectif de vie pour moi de «devenir supramental».

Je suis donc par le fait même très loin d’une religion, d’une ascèse spirituelle ou d’un enfermement monastique de quelque nature que ce soit dans une église du supramental.


Une autre raison, très connexe à la première, pour laquelle je ne me lance pas à corps perdu dans la diffusion à tous vents du «supramental», malgré sa pertinence pour moi, est ma volonté de ne pas contribuer chez les gens que je rencontre ou qui lisent mon blog à une tentation naturelle de l’humain, lorsque stimulé par l’aura de beauté et d’intelligence d’un mouvement énergétique de haut niveau, de se laisser magnétiser par une accumulation de belles connaissances et de devenir «prisonniers de la forme», se délectant à l’infini d’un nouveau savoir réduit à l’état de jasette éternelle et de contemplation de soi.

Je suis plus intéressé à amener ces personnes à réformer leur vie à partir d’une application réelle des principes intelligents qu’ils sont souvent portés à simplement regarder et discuter.

En d’autres mots, mon but est de défaire le plus possible les effets de l’impression, de la sacralisation spirituelle et de la cristallisation des formes, on pourrait dire de «l’effet de secte», qui ont tendance à se créer chez les personnes plongées dans un processus vibratoire fortement magnétique initié par un personnage ou une pensée particulière, pour à la place dynamiser ces individus dans des décisions et actions créatives concrètes qui ajusteront leur vie et leur éviteront de dévier de leur centre de gravité.

Pour cela, il pourra même être nécessaire un jour de pouvoir «défoncer» la prison de la terminologie, si chère à plusieurs supramentalistes qui y sont comme enclavés et agglutinés, et de donner l’information sur la nouvelle conscience au moyen d’autres termes et d’autres formes aussi intelligentes et qui n’en altéreront aucunement la haute vibration. Une façon intéressante à ce moment de vérifier si l’on est vraiment autonome et individualisé dans sa propre conscience.


Ceci dit, l’observateur averti pourra toujours voir en transparence dans mes propos l’essence et l’esprit de cette nouvelle psychologie.

L’interface

QUESTION par Richard A. (Victoriaville, Canada)

J’ai lu tes articles récents sur les désajustements de la parole et sur le dialogue vibratoire . Plusieurs des points que tu amènes sur l’établissement d’une communication vibratoire  entre deux personnes ressemblent beaucoup à ce que Bernard de Montréal appelait «faire de l’interface».

Peux-tu expliquer un peu plus qu’est-ce que l’interface du point de vue des hauts plans de la conscience et comment la créer sans tomber dans tous les pièges de la parole que tu as déjà mentionnés.


PIERRE-LUC :

En sciences «terrestres», l’interface désigne l’action qui permet à deux systèmes qui sont au départ étrangers l’un à l’autre d’établir entre eux une communication et des échanges à divers niveaux malgré leurs différences. Le mot «interface» désigne aussi bien le processus lui-même que le dispositif matériel, le cas échéant, qui rend possible cette action.

En informatique par exemple, l’interface est le logiciel ou le système d’exploitation qui permet de faire correspondre entre eux deux programmes dont les fonctions ou les origines ne seraient pas nécessairement conciliables. En chimie, c’est le moment du processus où deux substances différentes sont mises en contact par le biais d’un élément-catalyseur, un courant électrique ou une substance quelconque, dans le but de produire une réaction nouvelle.

Au niveau domestique, lorsque tu actionnes les commandes de la télé par exemple, c’est la manette de télécommande qui sert d’interface entre ta volonté et les composantes électroniques internes de l’appareil. Parallèlement, c’est le mouvement de ta main et de tes doigts qui sert d’interface entre ta pensée et la manette elle-même.

Dans tous ces cas, il y a un agent ou un phénomène extérieur qui fait interface et permet une communication qui serait autrement impossible ou très difficilement réalisable entre deux entités, matérielles ou non.


En sciences dites «systémiques», dans les hauts niveaux de l’intelligence supramentale, une situation semblable d’incommunicabilité de départ peut se présenter entre différents plans d’énergie, entre deux espaces-temps séparés ou entre deux civilisations de nature ou d’avancement technologique difficilement compatibles. C’est le cas notamment, au moins pour le moment, entre les mondes de haute intelligence et le mental humain dans son état actuel. Une forme d’interface peut alors se révéler très utile, sinon indispensable, pour mettre les deux parties en contact.


Bernard de Montréal a quelquefois utilisé le terme «interface», sans jamais à mon sens l’avoir vraiment très clairement défini, mais dans ce qui m’est néanmoins apparu pour lui comme une méthode d’élévation de l’esprit pouvant prendre deux aspects différents mais complémentaires:

  1. en faisant monter le niveau vibratoire d’une personne à l’aide d’un dialogue poussé à un haut niveau pour permettre à cet individu de se connecter au meilleur de son intelligence, par la technique de la question ou celle de l’opposition créative par exemple, ce que ses proches acolytes et amis semblaient faire avec lui en privé,
  2. en faisant monter d’un commun accord entre les partenaires le niveau vibratoire global d’un groupe en discussion pour permettre à la force de l’ensemble de créer une plateforme de communication et de cueillette d’informations d’un très haut niveau qui autrement serait inaccessible.

Dans le premier sens, l’interface concerne un individu qui met temporairement sa vibration et son esprit au service de l’élévation d’un autre. C’est dans cette optique qu’il faut voir le «dialogue vibratoire» dont j’ai parlé jusqu’à maintenant en y faisant ressortir les erreurs fréquentes à éviter.

Dans le second cas, il s’agit pour les individus en cause de s’allier dans l’esprit pour créer, temporairement ou de façon plus permanente, un espace psychique de haute fréquence qui servira à la fois de relais, de processeur et de réservoir d’information pour la communication entre deux mondes. Les deux notions ne sont pas nécessairement séparées.


Plusieurs conditions de base sont absolument nécessaires à l’établissement d’un dialogue vibratoire ou d’une interface qui soient réellement significatifs et créateurs de résultats. En voici quelques-unes.

L’interface repose d’abord et de façon absolue sur la volonté de chacun d’élever et de «garder élevé» en toutes circonstances le niveau vibratoire du dialogue.

Conséquemment, l’interface requiert l’élimination rapide, totale et irréversible du doute, de l’hésitation, des atermoiements, de la passivité encombrante, de la gentillesse sirupeuse et du désir de plaire, tout autant que des nombreux autres tics de personnalité et bugs de communication qui fleurissent dans presque toutes  les autres interactions humaines, notamment  la propension plus ou moins consciente à dominer ou à se mettre en valeur.

L’interface repose en second lieu sur une transparence absolue de chacun de ses partenaires. Les voiles du mensonge sous toutes ses formes, conscients ou non, celui de la méconnaissance de soi et de ses propres ombres aussi bien que ceux de la dissimulation, de la duplicité, de l’arrière-pensée, du calcul stratégique ou de la finasserie des mots y sont radicalement proscrits pour raison de nocivité de premier plan dans le processus.

Un troisième pilier de l’interface est l’alliance absolue dans l’esprit et dans l’action qui doit exister entre les partenaires. Dans cette dynamique, chaque individu dépouillé des travers de son ego reconnaît l’intelligence de ses pairs au même titre que la sienne et utilise ses ressources d’esprit pour oeuvrer de concert avec celles des autres partenaires en vue d’accomplir l’oeuvre d’élévation et de création.

Une dernière caractéristique incontournable de l’interface est la prépondérance absolue accordée à l’instantanéité dans la parole. Il s’agit en d’autres mots de la mort irrévocable de la réflexion, de la retenue à tous les niveaux, de l’autocensure et de la prison des idées reçues, celles associées en particulier aux mémoires des peuples et à la culture socio-intellectuelle ou morale.

En conséquence de cette libération, l’individu n’a désormais plus qu’à laisser pulser le centre énergétique de sa gorge en connexion directe avec les plans supérieurs de son mental et à laisser s’associer cette pulsation à celle des personnes avec qui il établit l’interface.