QUESTION par Pascale (Pierrelatte, France)

Lorsque un peu d’énergie de la « personne » bouscule l’espace de la  » personnalité  » en vue d’occuper un peu plus de son territoire psychique, en première instance nous avons la désagréable et souffrante sensation d’être suspendus dans un vide et tout en nous s’affole comme si on allait mourir sur le champ!!!

Alors qu’un ego en voie de conscientisation ne devrait pas s’affoler , il réagit comme si un bûcheron venait de couper son arbre sur lequel il est perché depuis bien longtemps , alors qu’il n’a fait que couper une branche de l’arbre ! ( le bûcheron)

Ma question est celle-ci : pourquoi ne pouvons nous pas vivre ces conversions d’énergies dans une relative fluidité ? Nos mémoires sont-elles si tenaces ou sont-elles tout simplement hostiles à tout changement?


PIERRE-LUC:

Il est exact que lorsque les énergies de plus hauts niveaux systémiques qui préludent à l’émergence des vibrations universelles de la « personne » rencontrent les vieilles énergies rattachées à la «personnalité» mémorielle terrestre très cristallisée, il se produit souvent une série de chocs, quelquefois fracassants, qui peuvent laisser derrière eux des vides angoissants, comme après un gros tremblement de terre, que dans les mondes plus élevés on pourrait aussi nommer «un gros tremblement d’éther».

La conscience nouvelle a souvent pour effet d’abattre «l’arbre», le vieil arbre bien sûr, l’arbre du confort, l’arbre du connu, l’arbre de la mémoire, l’arbre généalogique, l’arbre de la vieille connaissance, l’arbre de l’illusion, l’arbre de la peur, comme si sa force invisible et puissante s’appliquait à nous scier le tronc des expériences du passé.

La conscience est d’abord une mise à terre de l’ancienne végétation mentale pour y aménager un nouveau terrain, une nouvelle construction. Le bûcheron cosmique passe et fait froidement son travail, que l’on soit d’accord ou pas à «se faire scier» par lui.


Faut-il s’affoler?

«L’affolement des soupapes» est le terme qui me vient à l’esprit. En mécanique automobile, c’est le nom donné au dérèglement soudain et sans raison immédiatement apparente du timing d’ouverture et de fermeture des soupapes du moteur qui se met alors à s’emballer dangereusement, jusqu’à la surchauffe et parfois jusqu’à l’endommagement irréversible.

On retrouve un phénomène semblable dans une installation nucléaire lorsqu’un défaut de refroidissement par l’eau lourde amène le réacteur à s’emballer et éventuellement à exploser, comme ce fut le cas à Tchernobyl il y a quelques années, si les mesures de redressement ne sont pas rapidement appliquées.

L’individu humain dans sa vie «normale» réagit souvent par un phénomène d’affolement de ses soupapes. Face à un changement soudain et imprévu, le cerveau reptilien ne lui demande pas son avis. Cette structure archaïque mais nécessaire est programmée depuis des lustres à réagir dans l’instantanéité à tous les signaux avertisseurs de danger, réel ou appréhendé, lorsqu’il lui semble que sa survie et celle de son «véhicule porteur» sont menacées.

Très rapidement alors, l’adrénaline monte, le coeur et les poumons s’affolent, le cerveau et la pensée s’emballent. En même temps, l’anxiété surgit, la panique souvent, et avec elles la multiplicité des réactions de défense comme la colère, l’hostilité et l’attaque, ou dans certains cas le déni de réalité, le repli sur soi et le rejet plus ou moins actif des idées ou des personnes. La réaction est instinctive.


Au cours d’un processus accéléré d’évolution psychique par ailleurs, le stress créé par l’événement perturbateur est poussé encore plus loin en intensité que dans une évolution terrestre «normale». Le cerveau reptilien est alors non seulement confronté à ses programmes et réflexes habituels de survie, mais aussi à la profondeur d’un inconnu de situations qui n’ont préalablement jamais été répertoriées dans sa mémoire, celle de la race humaine qui a occupé la planète jusqu’à aujourd’hui. Et dans ces cas là, la «panique du vide», celle de l’homme en chute libre dont le parachute ne semble pas vouloir s’ouvrir, peut survenir et provoquer un affolement douloureux, un peu «comme si on allait mourir sur le champ».

Dans son parcours initiatique de haut niveau, l’individu sensible peut se voir à tout moment envahi et submergé par des descentes soudaines d’énergies psychiques d’origine difficile à identifier qui vont profiter d’ouvertures dans ses centres pour le pénétrer et changer brutalement son état vibratoire. Ces entrées vont par exemple se produire à la faveur de grandes fatigues nerveuses, émotives ou physiques préexistantes, de moments de relâchement de tension suivant une période ou un événement particulièrement difficiles, ou encore à l’occasion de phénomènes telluriques ou cosmiques reliés aux astres et à la terre, les pleines lunes notamment.

Ces effractions soudaines laissent alors l’individu pantois, presque sans défense, quelquefois inquiet ou affolé, ou pire encore avec le sentiment d’avoir été brisé, comme après le passage d’un ouragan, d’un raz-de-marée ou d’un cambrioleur qui aurait vidé la maison durant son absence.

En pareils moments, la tentation de l’affolement et du déséquilibre est grande.


Comment passer «en fluidité» à travers ces moments énergétiques particuliers? Voici quelques suggestions tirées de l’expérience de «victimes» ayant survécu à ce jour:

1. Reconnaître sur-le-champ et clairement que la plupart de ces phénomènes ne viennent pas de la folie mais font plutôt partie d’un processus d’électrification globale, invasif et imprévisible en lui-même, et auquel il faut de plus en plus s’habituer lorsqu’on s’élève vers de plus hauts niveaux vibratoires.

2. Avoir toujours en tête qu’il s’agit d’un processus de training semblable à celui d’astronautes qui vont éventuellement s’envoler vers un séjour en station spatiale mais pour lequel il y a une durée minimale qui varie selon les personnes et le contexte du lancement.

3. Savoir contenir l’orage, ne jamais faillir et ne jamais se laisser briser par l’événement.

4. Calmer rapidement la pensée en chassant toute tentative d’invasion par le doute ou le questionnement.

5. Calmer le coeur par des respirations profondes et au besoin par des techniques de relaxation ou de méditation.

6. Utiliser au besoin des produits naturels relaxants comme adjuvants.

7. Distraire la psyché et les centres nerveux par des activités légères et plaisantes, particulièrement celles à composantes peu intellectuelles comme la marche, l’exercice musculaire léger, le jardinage ou le soin d’un animal.

8. Établir de courts dialogues vibratoires de haut niveau avec un partenaire d’échange qui a accepté de vous offrir ses services et son alliance lors de ces moments plus difficiles.