QUESTION par Alexandre L. (Longueuil, Canada)

J’aimerais savoir le plus clairement et le plus simplement possible qu’est-ce que le «supramental» et qu’est-ce qu’on entend par «conscience supramentale».


PIERRE-LUC:

«Supramental» est un terme générique utilisé pour désigner un ensemble de mondes dont la gamme de longueurs d’ondes (ou fréquences) se situe, comme son nom l’indique, au-delà et à des niveaux plus élevés que celles du mental connu par l’humanité à ce jour, plus haut notamment que celles des mondes spirituels de l’âme où s’était concentrée pour beaucoup l’évolution de l’esprit de l’homme jusqu’alors.

Ce concept avait été brièvement abordé au début du siècle dernier par le spiritualiste et mystique Sri Aurobindo et a été plus abondamment développé dans les années 1980 à 2003 par le libre-penseur et conférencier Bernard de Montréal, à l’intérieur d’une oeuvre plus globale qu’il a appelée «psychologie évolutionnaire».

Les univers du supramental font partie de la multiplicité infinie des mondes qui s’étendent hors de l’enveloppe astrale de la terre et auxquels l’être humain a eu très peu accès jusqu’à maintenant. Le terme désigne donc au moins une partie de ces mondes, avec comme point de référence bien humble le petit «mental» humain, auquel on accole le préfixe «supra» (au-dessus), de la même façon que pour désigner des civilisations qui ne font pas partie de la race humaine, on utilise depuis longtemps comme point de référence notre très humble petite planète, identifiant à tort ou à raison ces autres sociétés comme «extra»terrestres.

Ce que je veux dire par là est que le concept de «supramental», très galvaudé et presque  sacralisé en dogme religieux par plusieurs personnes ayant été exposées plus ou moins directement au cours des dernières décennies à l’enseignement de Bernard de Montréal, n’est qu’un terme relatif et presque banal, décrivant simplement des fréquences plus élevées que celles du mental connu à ce jour, mais préparant par contre le terrain à des changements vers une «conscience» plus élevée, une «conscience supramentale», un mouvement présentement en cours sur le globe.

Certains vont alors demander «Comment faire pour accéder à cette conscience supramentale?»

Contrairement aux périodes qui ont précédé dans l’histoire de l’humanité, l’accès à la nouvelle conscience ou énergie supramentale n’est pas possible par le vouloir de l’ego, pas plus que par la foi aveugle, les croyances, les exercices spirituels ou mystiques, la recherche philosophique ou le débat intellectuel.

Cette nouvelle conscience renverse la polarité de l’ancienne. Ce n’est plus nous qui allons à sa quête, comme auparavant les chevaliers du Graal, c’est elle qui vient vers nous, que nous en soyons conscients ou pas, que nous soyons ou non d’accord avec le phénomène.

Sans entrer dans les détails de son origine et de sa finalité, il s’agit d’une imposante charge d’énergie électromagnétique intelligente provenant de plans systémiques, qui s’impose à notre univers local et qui oblige toutes les particules qui le composent, incluant le système nerveux et la physiologie profonde de la race humaine, à un changement radical de polarité et de capacité de puissance.

Dans ce processus, la cellule humaine, la pensée et la destinée de la race sont transformées par l’action continue de très fortes pressions et d’érosions accélérées, souvent à coups de masse et de pénétrations brutales successives dans l’âme, la mémoire, l’émotion et la vitalité.

Il n’y a donc rien dans cet événement majeur qui appelle de la part de l’humain un mouvement sentimental du coeur vers des formes de divinités protectrices, d’abandon, d’espoir naïf ou de communion. Il y a plutôt obligation absolue pour l’individu d’une contenance extrême du changement, d’une volonté de survie psychique face à une véritable «invasion» et d’une augmentation de sa puissance d’expression à tous les niveaux dans un contexte de construction d’une identité indestructible.

Ce n’est donc pas d’un agréable voyage philosophique ou spirituel qu’il s’agit, et encore moins d’un parcours couronné d’exaltation ou d’extase donnant l’impression de faire disparaître toutes les difficultés et les souffrances. Vraisemblablement, pas beaucoup dans l’humanité actuelle se rendront à destination, du moins à court terme.

Dans cette optique, il pourrait donc être avantageux de vivre son «supramental» sans formes mentales ou intellectuelles pré-établies, de la manière la plus légère et la plus dégagée possible, et toujours en pleine conscience de sa propre identité et de son propre centre de gravité.