L’art d’abaisser une vibration

Texte de PIERRE-LUC :

«L’art d’abaisser une vibration» est pratiqué dans une très  grande variété de domaines de vie par une majorité d’êtres humains sur la planète, la plupart du temps inconsciemment et involontairement. On le remarque notamment dans les types de dialogue que ceux-ci établissent entre eux.

À cet égard, le titre de cet article aurait tout aussi bien pu s’écrire : «Comment abaisser la vibration d’un dialogue et bloquer rapidement la création d’une alliance entre deux personnes dans les hauts niveaux de l’esprit».


Le dialogue vibratoire non-réfléchi est l’une des caractéristiques les plus tangibles des échanges entre personnes dont l’esprit a franchi les barrières mémorielles de l’âme, de la personnalité et des conventions sociales. C’est un outil de premier choix pour s’élever rapidement vers les hauts niveaux d’intelligence systémique.

Ce type d’échange est pratiqué par deux personnes qui veulent faire du dialogue, même bref et occasionnel, un outil puissant et avancé de leur élévation vibratoire, plutôt qu’une simple occasion de conversation sur des faits divers, d’évacuation d’un trop plein de soucis du quotidien, de recherche d’un confort psychologique momentané ou d’entretien de relations sociales plus ou moins importantes.

Dans ce processus très volontaire et très ciblé, les deux personnes deviennent des «partenaires de communication» en mettant leur force vibratoire personnelle et leur savoir profond au service de l’élévation de l’autre. Ils forment ainsi un «couple d’esprit» durant leur acte de communication, quelle qu’en soit la durée, souvent même au-delà de cet acte lui-même.

Ces deux partenaires ont donc suffisamment de conscience, de volonté de s’élever et d’amour réel pour un autre être humain pour limiter les manifestations habituelles de leur ego trop souvent soumis à la curiosité, à l’émotion ou au désir plus ou moins avoué de se mettre soi-même en évidence. Ils vont au contraire se placer avec leurs meilleures ressources en disponibilité totale pour quelqu’un d’autre.

Un tel événement de communication peut ne durer que quelques secondes, quelques minutes ou ne s’étendre que sur quelques mois. Ce qui importe, c’est que pendant ce temps, il s’écarte des standards habituels du contact verbal humain pour s’élever en qualité, en présence et en générosité vers les plus hauts niveaux de l’amour, de la volonté et de l’esprit, créant alors un mouvement ascensionnel qui propulse l’élévation des deux partenaires dans une spirale de plus en plus créative pour les deux à l’intérieur de ces trois dimensions.


En psychologie, on définit souvent sous l’appellation «d’écoute active» un phénomène similaire dans lequel l’un des partenaires, souvent un intervenant ou un thérapeute, quelquefois un parent, un patron ou un ami, se met au service de l’autre dans une vibration dite «d’empathie» pour lui faciliter l’expression d’émotions et la prise de conscience d’une dynamique personnelle, généralement en rapport avec la liquidation d’expériences souffrantes ou une décision importante à prendre.

Dans le dialogue vibratoire évolutif, les deux partenaires dépassent le simple niveau émotif et psychologique terrestre pour parler cette fois à tous les niveaux du sujet traité, surtout les plus élevés, suivant pour cela la voie d’une intelligence non-réfléchie qui passe à travers une conscience totalement centrée, dégagée du petit moi et prioritairement orientée en permanence sur la montée du mouvement créatif de l’autre.

Cet article ne va qu’effleurer pour le moment la nature d’une opération somme toute assez simple techniquement mais pas toujours facile à saisir dans son application, surtout si on n’a jamais pu soi-même en expérimenter les effets dans sa propre personne d’un acte de la générosité d’autrui à ce sujet.

La difficulté à la saisir provient notamment du fait que cette action est non raisonnée, qu’elle est le résultat d’une interaction uniquement vibratoire et qu’elle est tributaire d’une transparence totale des deux êtres qui s’y engagent.


Peu de gens réussissent à créer un dialogue qui soit réellement vibratoire. La plupart sont aux prises avec ce que psychologues et experts-communicateurs de toutes sortes connaissent depuis longtemps comme des «bugs» ou des «tics» de communication qui farcissent constamment l’interaction verbale des humains les uns avec les autres, affectant la transparence, la fluidité et l’élévation du propos.

On peut relire à ce sujet si on le souhaite l’article sur la parole désajustée.


Pour mieux faire comprendre les difficultés du dialogue vibratoire et préparer son avènement chez les personnes qui le souhaitent, je procède «à l’inverse du bon sens» et vous présente à ma façon un peu humoristique habituelle un «mode d’emploi» qui garantira à toutes fins pratiques le blocage à plus ou moins court terme de l’intelligence et de l’alliance de haut niveau entre les personnes.


Le texte se lit autant au féminin qu’au masculin.


COMMENT ABAISSER RAPIDEMENT LE NIVEAU VIBRATOIRE D’UN DIALOGUE

MODE D’EMPLOI ET SUGGESTIONS

Soyez distrait en parlant à l’autre personne. Laissez votre esprit être capté par toutes les pensées et stimulations ambiantes. Pensez à ce que vous n’avez pas encore réglé dans la journée et aux tâches qu’il vous reste à faire une fois la conversation finie. Mieux encore, faites carrément autre chose en même temps que vous êtes en conversation, comme ranger des objets, nettoyer un meuble ou noter des choses futures à faire.

Tenez le niveau de la conversation au plus bas possible. Parlez de sujets anodins et bien connus. Ne faites qu’effleurer en surface chaque sujet abordé.

Ne restez surtout pas en écoute attentive. Babillez. Discourez. Parlez sans suite de tout ce qui vous vient à l’esprit. Blaguez continuellement.

Faites diversion lorsque le sujet de conversation veut commencer à s’approfondir. Utilisez  par exemple la technique des idées soudaines et saugrenues dans le style «Ah! Ce que tu dis, ça me fait justement penser à…»

Interrompez à chaque instant pour insérer votre point de vue.

À l’inverse, restez muet, hésitant, passif ou en retrait, acquiesçant à tout et faisant l’éponge plutôt que de manifester toute forme d’énergie active.

Si l’interlocuteur se confie sur quelque chose, posez à tout moment des questions de toutes sortes pour satisfaire votre curiosité et les besoins de «votre propre enquête» sur la situation.

Faites continuellement intervenir vos propres avis, vos opinions, vos diagnostics sur ce qui se passe d’après vous.

Ramenez tout à vous-même et à votre propre vécu en utilisant à chaque phrase de l’autre la technique du «Moi aussi, c’est pareil», enchaînant immédiatement sur votre propre histoire.

Racontez vous à l’infini.

Banalisez et minimisez l’impact des choses que l’autre vous confie.

Plaignez et compatissez à l’excès. Tentez de rassurer et de cajoler à tout prix.

Innovez en vous plaignant vous-même pour aider à déplacer le pôle de l’attention vers vous.

Comparez ostensiblement votre cas à celui de l’autre et faites ressortir que vos douleurs sont au moins aussi fortes que les siennes.

Faites sentir à l’autre qu’il est souvent dans l’erreur et qu’il a trop facilement tendance à se mettre les pieds dans les plats. Faites-lui la morale au besoin.

Faites-lui sentir plus ou moins finement que vous êtes plus intelligent que lui. Humiliez-le un tant soit peu et vantez-vous plus ou moins subtilement.


Bien sûr, ces suggestions ne sont données qu’à titre d’exemple et ne prétendent aucunement couvrir toute l’étendue de la créativité et de la défaillance humaine dans l’établissement d’un dialogue.

Bien sûr aussi, toute ressemblance avec une personne vivante ou disparue ne serait que le fruit du hasard, si jamais il existe.

L’affolement des soupapes

QUESTION par Pascale (Pierrelatte, France)

Lorsque un peu d’énergie de la « personne » bouscule l’espace de la  » personnalité  » en vue d’occuper un peu plus de son territoire psychique, en première instance nous avons la désagréable et souffrante sensation d’être suspendus dans un vide et tout en nous s’affole comme si on allait mourir sur le champ!!!

Alors qu’un ego en voie de conscientisation ne devrait pas s’affoler , il réagit comme si un bûcheron venait de couper son arbre sur lequel il est perché depuis bien longtemps , alors qu’il n’a fait que couper une branche de l’arbre ! ( le bûcheron)

Ma question est celle-ci : pourquoi ne pouvons nous pas vivre ces conversions d’énergies dans une relative fluidité ? Nos mémoires sont-elles si tenaces ou sont-elles tout simplement hostiles à tout changement?


PIERRE-LUC:

Il est exact que lorsque les énergies de plus hauts niveaux systémiques qui préludent à l’émergence des vibrations universelles de la « personne » rencontrent les vieilles énergies rattachées à la «personnalité» mémorielle terrestre très cristallisée, il se produit souvent une série de chocs, quelquefois fracassants, qui peuvent laisser derrière eux des vides angoissants, comme après un gros tremblement de terre, que dans les mondes plus élevés on pourrait aussi nommer «un gros tremblement d’éther».

La conscience nouvelle a souvent pour effet d’abattre «l’arbre», le vieil arbre bien sûr, l’arbre du confort, l’arbre du connu, l’arbre de la mémoire, l’arbre généalogique, l’arbre de la vieille connaissance, l’arbre de l’illusion, l’arbre de la peur, comme si sa force invisible et puissante s’appliquait à nous scier le tronc des expériences du passé.

La conscience est d’abord une mise à terre de l’ancienne végétation mentale pour y aménager un nouveau terrain, une nouvelle construction. Le bûcheron cosmique passe et fait froidement son travail, que l’on soit d’accord ou pas à «se faire scier» par lui.


Faut-il s’affoler?

«L’affolement des soupapes» est le terme qui me vient à l’esprit. En mécanique automobile, c’est le nom donné au dérèglement soudain et sans raison immédiatement apparente du timing d’ouverture et de fermeture des soupapes du moteur qui se met alors à s’emballer dangereusement, jusqu’à la surchauffe et parfois jusqu’à l’endommagement irréversible.

On retrouve un phénomène semblable dans une installation nucléaire lorsqu’un défaut de refroidissement par l’eau lourde amène le réacteur à s’emballer et éventuellement à exploser, comme ce fut le cas à Tchernobyl il y a quelques années, si les mesures de redressement ne sont pas rapidement appliquées.

L’individu humain dans sa vie «normale» réagit souvent par un phénomène d’affolement de ses soupapes. Face à un changement soudain et imprévu, le cerveau reptilien ne lui demande pas son avis. Cette structure archaïque mais nécessaire est programmée depuis des lustres à réagir dans l’instantanéité à tous les signaux avertisseurs de danger, réel ou appréhendé, lorsqu’il lui semble que sa survie et celle de son «véhicule porteur» sont menacées.

Très rapidement alors, l’adrénaline monte, le coeur et les poumons s’affolent, le cerveau et la pensée s’emballent. En même temps, l’anxiété surgit, la panique souvent, et avec elles la multiplicité des réactions de défense comme la colère, l’hostilité et l’attaque, ou dans certains cas le déni de réalité, le repli sur soi et le rejet plus ou moins actif des idées ou des personnes. La réaction est instinctive.


Au cours d’un processus accéléré d’évolution psychique par ailleurs, le stress créé par l’événement perturbateur est poussé encore plus loin en intensité que dans une évolution terrestre «normale». Le cerveau reptilien est alors non seulement confronté à ses programmes et réflexes habituels de survie, mais aussi à la profondeur d’un inconnu de situations qui n’ont préalablement jamais été répertoriées dans sa mémoire, celle de la race humaine qui a occupé la planète jusqu’à aujourd’hui. Et dans ces cas là, la «panique du vide», celle de l’homme en chute libre dont le parachute ne semble pas vouloir s’ouvrir, peut survenir et provoquer un affolement douloureux, un peu «comme si on allait mourir sur le champ».

Dans son parcours initiatique de haut niveau, l’individu sensible peut se voir à tout moment envahi et submergé par des descentes soudaines d’énergies psychiques d’origine difficile à identifier qui vont profiter d’ouvertures dans ses centres pour le pénétrer et changer brutalement son état vibratoire. Ces entrées vont par exemple se produire à la faveur de grandes fatigues nerveuses, émotives ou physiques préexistantes, de moments de relâchement de tension suivant une période ou un événement particulièrement difficiles, ou encore à l’occasion de phénomènes telluriques ou cosmiques reliés aux astres et à la terre, les pleines lunes notamment.

Ces effractions soudaines laissent alors l’individu pantois, presque sans défense, quelquefois inquiet ou affolé, ou pire encore avec le sentiment d’avoir été brisé, comme après le passage d’un ouragan, d’un raz-de-marée ou d’un cambrioleur qui aurait vidé la maison durant son absence.

En pareils moments, la tentation de l’affolement et du déséquilibre est grande.


Comment passer «en fluidité» à travers ces moments énergétiques particuliers? Voici quelques suggestions tirées de l’expérience de «victimes» ayant survécu à ce jour:

1. Reconnaître sur-le-champ et clairement que la plupart de ces phénomènes ne viennent pas de la folie mais font plutôt partie d’un processus d’électrification globale, invasif et imprévisible en lui-même, et auquel il faut de plus en plus s’habituer lorsqu’on s’élève vers de plus hauts niveaux vibratoires.

2. Avoir toujours en tête qu’il s’agit d’un processus de training semblable à celui d’astronautes qui vont éventuellement s’envoler vers un séjour en station spatiale mais pour lequel il y a une durée minimale qui varie selon les personnes et le contexte du lancement.

3. Savoir contenir l’orage, ne jamais faillir et ne jamais se laisser briser par l’événement.

4. Calmer rapidement la pensée en chassant toute tentative d’invasion par le doute ou le questionnement.

5. Calmer le coeur par des respirations profondes et au besoin par des techniques de relaxation ou de méditation.

6. Utiliser au besoin des produits naturels relaxants comme adjuvants.

7. Distraire la psyché et les centres nerveux par des activités légères et plaisantes, particulièrement celles à composantes peu intellectuelles comme la marche, l’exercice musculaire léger, le jardinage ou le soin d’un animal.

8. Établir de courts dialogues vibratoires de haut niveau avec un partenaire d’échange qui a accepté de vous offrir ses services et son alliance lors de ces moments plus difficiles.

Se remettre d’un échec

QUESTION par Annabelle P. (Montréal, Canada)

Mon mari et moi avons bataillé pendant des années pour monter un petit commerce de restauration qui servait café, sandwiches et viennoiseries. Le succès n’a jamais été totalement au rendez-vous mais nous avons malgré tout continué à persévérer et à nous investir en temps et argent.

Mais voilà que dans les derniers mois, en même temps que l’arrivée massive d’une forte concurrence par des grandes chaînes, nous avons été confrontés à de nouvelles exigences de la municipalité qui nous obligeraient à investir des sommes dont nous ne disposons absolument pas. Nous avons donc finalement décidé de jeter la serviette et de digérer notre échec.

Comment, dans une optique de conscience, pouvons-nous nous remettre le plus vite possible de cette mauvaise expérience qui certains jours pourrait donner l’impression de vouloir nous anéantir?


PIERRE-LUC :

Évidemment, il y a grande souffrance. Vous vous êtes fortement investis, en temps, argent, espoirs, efforts et sueurs de toutes sortes dans une expérience qui était de grande importance pour vous. Vous vivez actuellement un choc de vie.

Au plan psychologique, le moi ressent à ces moments une grande déception, accompagnée de frustration, de colère, de sentiment d’impuissance et de tristesse. En un mot, il vit un deuil.

Et dès lors, les impressions d’échec et de perte qui se côtoient et se remuent sans cesse dans votre esprit et votre émotion n’attendent plus que l’occasion d’un effondrement psychologique de votre part pour occuper tout le terrain de la destruction. Un temps de recul s’avère donc nécessaire.


Au niveau énergétique, il y a indiscutablement un bris de mouvement, au moins temporairement, avec obligation pour vous deux d’une pause plus ou moins longue en vue d’une recharge de vitalité et d’une recentration de la direction à prendre dans la suite du mouvement évolutif de chacune de vos vies.


Du point de vue d’une conscience élevée, la situation est très différente. À ce niveau, «l’échec» n’existe pas. L’évolution est un processus continu dans lequel il n’y a que mouvement créatif et où «l’échec» n’est qu’une interprétation parmi d’autres d’un événement comme il en existe une multitude d’autres et sous différentes formes dans le cosmos.

L’interprétation en termes d’échec est uniquement fondée sur une illusion de l’esprit qui prend racine dans l’émotion et les mémoires archaïques d’un moi forcé à la survie et dont les attentes, si fondamentales et légitimes puissent-elles être, n’ont pas été remplies. L’expérience ressemble à la déception du trappeur-chasseur des temps anciens qui revient bredouille d’une dure expédition où il a peiné sang et eau, avec la mortification et l’inquiétude de ne pas avoir pu nourrir sa famille ce jour-là.

En observant plus à froid votre situation actuelle, on peut la considérer sous deux angles principaux.

Ou bien vous avez vécu une expérience davantage «terrestre», destinée globalement à augmenter votre discernement, votre compétence plus raffinée des conditions de vie sur terre et votre bagage général d’âme en vue d’une prochaine action créative au cours de la présente incarnation ou d’une éventuelle prochaine visite.

Ou bien vous êtes soumis par votre instance mentale supérieure à ce que j’appelle une «expérience intensive d’électrification» par laquelle, malgré tous vos efforts, toute votre bonne volonté et toute votre intelligence, se trouve tout-à-coup brutalement testée votre contenance à l’opposition qui est faite à vos désirs, donc votre contenance à «l’échec», et où sont préparés vos circuits nerveux, émotionnels et physiques à un passage obligé à un autre niveau vibratoire à plus ou moins court terme.

Évidemment, les deux axes peuvent aller de pair et la vie se jouer sur les deux niveaux à la fois.


Quoi faire pour éviter le piège de l’affaissement et redresser votre navire personnel avec le moins de dégâts possibles?

Un premier principe universel à appliquer sans faille est de ne jamais regarder la «perte», mais de toujours regarder le «gain». La perte est la soeur jumelle de l’échec et comme lui, elle est une illusion de l’esprit.

Vous êtes sur un voilier au milieu d’une mer agitée. Vos soutes sont chargées de lingots d’or. Vous êtes sur le point de couler à cause du poids que vous transportez et des vagues qui vous assaillent. Pour alléger le bateau et sauver votre vie, vous vous résolvez à jeter par dessus-bord vos précieux lingots. Avez vous fait une «perte» ou un «gain»? Évolutivement parlant, avez-vous pris la bonne décision?

Au niveau physique terrestre, vous avez sauvé votre vie. Y a-t-il quelque chose à regretter? Au niveau évolutif, chaque fois que vous prenez des décisions semblables à propos d’événements sur lesquels vous n’avez pas de contrôle, vous changez votre niveau vibratoire, vous changez de niveau de puissance, vous changez de palier de conscience. C’est vraiment là qu’il faut regarder.


Cependant, comme nous sommes tous des terriens encore bien imparfaits, je vais aussi vous proposer quelques «trucs terrestres» qui, si vous les appliquez, vont vous aider à vous alléger et à vous rétablir plus rapidement de votre «choc de vie»:

1. Vous allez prendre la décision d’accepter intégralement l’expérience psychique en cours et de vous donner le temps requis pour la digérer, de quelques semaines à quelques mois si nécessaire, prenant volontairement une pause pour laisser se dégager la vieille énergie reliée à tout ce qui vient de vous accabler.

2. Vous allez mettre en marche une nouvelle énergie de transition vers votre futur statut vibratoire en vous immergeant pour quelque temps dans quelque chose de très léger mais que vous n’avez jamais fait avant, un cours, un voyage, des spectacles, un sport, le choix est le vôtre.

3. Vous allez refaire votre vitalité physique et émotionnelle par des immersions dans l’air pur, la détente, la campagne, le contact avec les animaux, chiens, chats, chevaux, le soin des plantes (celle des pieds notamment par la marche paisible et joyeuse), de même que dans l’eau sous toutes ses formes, avec au besoin l’assistance de remèdes naturels.

4. Vous allez vous imposer un nettoyage rapide et radical de toutes les idées noires qui cherchent à envahir votre tête, vous faisant aider au besoin.

5. Vous allez à toute heure du jour (ou de la nuit) vous remettre en joie et en légèreté en chantant, en dansant, en faisant des folies, et aussi en parlant, de préférence avec des personnes de haute vibration, tout cela représentant d’excellents antidotes naturels au sentiment d’échec.

Prompt rétablissement!

L’ajusteur est-il un tortionnaire barbare?

QUESTION par David L. (Québec, Canada)

J’ai lu avec intérêt le texte que tu as écrit sur mon questionnement se rapportant à l’ajusteur de pensée qu’on retrouve dans ton article s’intitulant «Ajuster son ajusteur?».

Il a été question que «…l’ajusteur va continuellement tester la contenance de l’individu face aux divers événements créés dans son incarnation, tout autant que sa vitesse de remise en équilibre suite aux désordres provoqués dans le monde de sa pensée. »

Est-ce que cela revient à dire que si l’individu est capable d’assumer certaines situations de vie difficiles en restant stable dans le mental,  il va être testé par la suite à l’égard de situations de plus en plus difficiles, comme s’il était soumis par son coach à un entraînement physique où les poids soulevés deviennent de plus en plus lourds à mesure que sa force musculaire augmente?

Par exemple, si l’individu est capable de subir un accident d’automobile où une partie de la carrosserie est détruite sans en souffrir subjectivement et réfléchir l’événement, est-ce que cela veut dire que par la suite, son ajusteur de pensée, constatant qu’il a resté stable à l’égard de cet événement qui l’aurait fait réagir émotivement plus jeune, peut lui créer un autre accident d’automobile plus tard, mais où il va perdre une partie de la jambe ou peut-être sa compagne, tout ça pour savoir s’il est capable d’encaisser ce choc plus grand tout en restant neutre dans le mental?

Je veux savoir s’il y a une gradation visant une désensibilisation systématique de l’attachement à la forme pour l’ego. Si c’est le cas, peut-on considérer l’individu qui est programmé pour être ajusté constamment par l’ajusteur de pensée comme étant une sorte de martyr de la conscience nouvelle, car exposé à des événements de plus en plus souffrants pour l’ego ?

Puis, encore  dans cette optique, est-il réellement pertinent de développer la stabilité mentale, sachant que les tests suivants de l’ajusteur vont devenir de plus en exigeants, donc plus souffrants et anxiogènes pour l’ego. Cette conception de l’ajusteur de pensée qui électrifie régulièrement l’individu dans le cadre d’une évolution de conscience s’accélérant ne peut-elle pas nourrir chez celui concerné un trouble anxieux ou l’amener à devenir suicidaire avec le temps?


PIERRE-LUC: 

Cher David, ta description n’est exacte qu’en partie seulement.

L’ajusteur de pensée est doté d’une intelligence dite «pré-personnelle» qui en plus d’être branchée sur de hauts niveaux de vibrations présentement inaccessibles à l’homme est exempte des limitations mémorielles de l’être humain aussi bien que de ses colorations animales de compétition, de domination, de rigidité ou d’entêtement. Cette intelligence est très versatile et facilement modulable selon le besoin présenté.

Dans ce contexte, si un événement a une raison d’être pour «l’ajusté», par exemple un accident d’automobile pour désintégrer ou ébranler une rigidification trop forte de la personnalité ou pour signifier un changement de direction de vie, il sera créé. Si l’accident ne produit pas l’effet escompté ou amène l’individu à se raidir encore plus, l’ajusteur intelligent ne cherchera pas en général à écraser davantage en «mettant plus de ce qui ne marche pas», selon la formule américaine, par un accident ou une catastrophe plus dommageables notamment, comme tu sembles le craindre, mais plutôt à contourner les résistances par d’autres moyens initiatiques plus raffinés.

Il travaillera par exemple par «grappes» d’événements, certains éventuellement agréables mais amenés de concert avec d’autres pas toujours aussi bienvenus, plutôt qu’en augmentant bêtement la pression comme un coach idiot qui s’entêterait dans une ligne d’action ne donnant à l’évidence rien de plus, ou pire qui aboutirait à l’anéantissement de son poulain. Il pourra également oeuvrer en finesse en faisant alterner douceur et apparente brutalité, la carotte et la bâton en quelque sorte, mais toujours dans la ligne de son mandat d’élever sans détruire.

Oui, donc, il peut y avoir gradation dans la force et la sévérité du moyen utilisé, mais une gradation qui devra respecter l’intelligence, exempte de la surenchère débile qui consiste à essayer de prouver qui est le plus fort, à l’image de certains sports ou de certains «débats intellectuels» qui ne sont que des «combats d’intellectuels» bornés à leur pseudo-supériorité et dont l’humain qui se croit évolué a le secret.

Même si je l’ai déjà présenté dans des articles précédents comme une sorte de mécanique, essentiellement pour mieux faire comprendre la constance de son intelligence dans le temps et défaire la sacralisation dont a tendance à le parer la spiritualité humaine, l’ajusteur n’a donc pas la fonction de barbare tortionnaire qui ne ferait que frapper sa victime jusqu’à l’écrasement et la soumission en lui faisant subir la torture et le martyre par un assortiment de manoeuvres sadiques, cruelles, vengeresses ou punitives. On serait à ce moment face à un quelconque représentant de l’archétype du dieu vengeur ou punitif si cher à certaines religions du bien et du mal, mais si contraire aux lois des plans de la lumière systémique.

L’ajusteur de pensée n’est pas «programmé pour tuer»! Détruire n’est pas son mandat. Son oeuvre ne fait pas partie des rayons de l’intelligence luciférienne ou satanique, centrés sur la domination, l’emprise et le détournement de la conscience. Elle est plutôt en branchement direct avec les énergies de plans supérieurs où prédominent en alliance les forces de la volonté et de l’amour.

Si je regarde à nouveau le texte de ta question, j’y décèle, il me semble, une forme de dépit devant un combat qu’il te semblerait devoir faire ou que tu aurais peut-être l’envie un tantinet orgueilleuse de faire avec ton ajusteur, instinct de compétition masculin aidant, mais que tu sens ne pas pouvoir gagner.

Au vu de ce combat qui apparaît perdu d’avance, par ton ego en tout cas, il semble alors te venir à l’idée, peut-être en guise de protestation contre ton impuissance, de carrément démissionner, si je comprends bien ton explication, et de te laisser dorénavant porter par la vie sans rien faire en trop, une sorte de «démission préventive», plutôt que de contenir de façon neutre et puissante l’électrification nécessaire de tes corps.

Cette tentation d’abandonner semble renforcée en filigrane par une inquiétude diffuse face à l’inconnu des futurs passages de vie à traverser, couplée à une crainte de «trop» souffrir. Je me trompe?

Pour un être en conscience, l’abandon n’est pas une option dans le processus d’élévation vibratoire. Le suicide à petit feu par évitement constant du courant de la vie encore moins.

Te connaissant un peu cependant, je ne crois pas que tu cèderas à ce chant des sirènes, même si la tentation peut en être forte par moments, comme pour la plupart d’entre nous d’ailleurs.

(P.S. J’ai trouvé bien rigolo ton concept de «martyr de la conscience nouvelle»)

Les dépendances

QUESTION par «antitrust» (Montréal, Canada)

Comment progresser dans son observation supramentale pour répondre à ses questions sur l’existence? Par exemple, je suis fumeur, mais ne je parviens par à voir les programmes de dépendance ou autres qui me font persister dans cette habitude.

Quand et comment intervient l’intelligence réelle ?


PIERRE-LUC :

Je vous réponds sur le point précis de la dépendance à la cigarette, en même temps que sur celui des dépendances en général.

Du point de vue d’une conscience plus élevée, du supramental notamment, on peut regarder une habitude comme celle de la cigarette sous plusieurs grands axes qui, séparément ou ensemble, peuvent en expliquer l’origine et la fonction.

1. Au niveau physique, on peut être tout bêtement pris dans une dépendance physiologique où l’action chimique répétée des substances qui composent et enrobent le tabac a pris en servitude le noyau de la cellule et les centres du cerveau.

2. Au niveau social, on a peut-être voulu étant plus jeune, souvent à l’adolescence mais quelquefois aussi à l’arrivée dans un nouveau milieu de travail ou un nouveau cercle d’amis, se donner par la cigarette (et autres moyens semblables) une contenance sociale permettant une soi-disant meilleure intégration avec ses pairs, et l’on est ensuite rapidement tombé dans le piège du point n°1.

3. Au niveau psychologique, on aura peut-être pris l’habitude plus ou moins consciente de vouloir atténuer des stress de vie répétés qui ont toujours tendance à s’accumuler dans le physique et l’émotionnel, notamment au niveau des poumons et de la respiration, en les exhalant sous forme de fumée plutôt qu’en les réglant par des décisions appropriées.

4. En parallèle, on aura peut-être ressenti depuis plus ou moins longtemps à l’intérieur de soi un sentiment de vide, une sorte d’anxiété existentielle diffuse, dont on n’a pas pu jusqu’à ce jour toucher la cause du doigt. Les effets légèrement anesthésiants des substances de la cigarette, combinés à la sensation rassurante d’avoir à la fois une sorte de plénitude physique dans les poumons et quelque chose de tangible à porter à ses lèvres et à sa bouche, ravivant alors le souvenir du sein ou du biberon de l’enfance, s’essaieront alors à apaiser l’inquiétude et à donner, au moins temporairement, une impression de sécurité et de solidité affective.

5. À un niveau complètement différent, dans certaines situations où l’évolution vibratoire se fait en accéléré, il arrive par ailleurs que certains individus utilisent volontairement et sciemment la densité énergétique amenée par le tabac et la fumée pour tenter de garder leur énergie globale plus connectée au plan physique et l’empêcher de se disperser ou de se détacher trop vite du plan terrestre, suite au processus quelquefois très intensif et très électrique provoqué par certaines descentes de puissance provenant de plans supérieurs.


Dans tous les cas cependant, quels qu’en soient les avantages, il y a visiblement danger de sur-utilisation et de dépendance, avec leurs effets toxiques déjà bien connus sur la santé, d’autant plus qu’il existe par ailleurs d’autres options plus avantageuses et plus évolutives pour affronter les mêmes situations.


Du point de vue d’une conscience élevée, le phénomène de la dépendance, qu’elle soit en rapport avec le sucre, l’alcool, le tabac, les médicaments, la consommation de biens, la pornographie, le sexe, l’amour, l’existence à tout prix d’un couple, un acharnement maladif au travail, une cause sociale exaltante ou une conviction spirituelle trop glorieuse (on parle alors d’engouement ou de fanatisme) met presque à tout coup en évidence, quel qu’en soit le degré, un profil de dégradation personnelle graduelle qui implique l’ensemble des facteurs suivants:

1. vous ouvrez un canal énergétique à un agent extérieur, à une entité quelconque, d’origine physique, chimique, émotionnelle ou psychique, qui va prendre temporairement ou définitivement le contrôle, en tout ou en partie, de votre territoire personnel,

2. vous souscrivez à cette pénétration, à cette intrusion, vous y consentez et vous vous y soumettez, vous acceptez qu’elle devienne une habitude qui va définir une partie de votre vie, en d’autres mots, vous abandonnez une partie de vous-même à quelqu’un ou à quelque chose d’autre qui va prendre emprise sur vous,

3. vous laissez votre identité réelle d’homme ou de femme en évolution être partiellement définie et infléchie par cette habitude, permettant la construction en périphérie de vous d’un personnage virtuel, visible uniquement par vous ou accessible à votre entourage, «le fumeur» par exemple, qui vous suit et s’accouple à vous vibratoirement parlant,

4. vous gaspillez dans ces cohabitations une partie de votre énergie d’évolution,

5. vous perdez de votre liberté,

6. vous perdez de votre force,

7. vous perdez de votre dignité.


Pour la personne en évolution de conscience qui souhaiterait changer rapidement les choses, il existe heureusement de nouvelles façons intéressantes de neutraliser ses dépendances, méthodes basées à la fois sur l’affirmation claire d’une volonté réelle de haut niveau et sur la mise en place de «substituts» à haute teneur vibratoire qui peuvent être assez facilement appliquées en s’inspirant par exemple des lignes d’action suivantes:

* reconnaître formellement et une fois pour toutes, sans plus tergiverser ni finasser, qu’il y a effectivement dépendance et qu’il y a dangers et dégâts, présents ou à venir, associés à cet état addictif,

* décider irrévocablement la fin immédiate et complète de l’association avec l’entité addictive, qu’elle soit de nature physique, chimique, psychologique ou psychique,

* modifier radicalement tous les modes de vie et de pensée qui maintiennent les terrains propices à l’addiction, acceptant d’être informé et soutenu à ce sujet au besoin par des ressources compétentes,

* maintenir en permanence sa vibration personnelle à des niveaux élevés qui dépasseront la basse fréquence émise par le comportement addictif, rendant automatiquement celui-ci de moins en moins attrayant et éventuellement obsolète,

* se tenir en mouvement de création constante sur des modes vibratoires élevés et en accord parfait avec sa vibration personnelle, en d’autres mots, accorder sa manifestation créative dans la vie à ce que l’on sait faire le mieux ou à ce que l’on est mandaté à faire, en d’autres mots encore, être ajusté au plus haut niveau de son plan de vie,

* développer une puissance grandissante dans la parole intelligente et l’expression vibratoire.

La parole désajustée

Texte de PIERRE-LUC :

Peu d’hommes et de femmes, même parmi ceux et celles qui veulent bien se voir comme éveillés en conscience, savent éviter les nombreux pièges de la parole.

Plusieurs se montrent au contraire maladroits, sinon ignorants des conséquences sur eux et sur autrui de la façon dont ils se comportent avec les mots et le discours.

La parole avec son centre énergétique principal au niveau la gorge est le nouveau moyen prioritaire de création et d’expansion de conscience pour les gens de la nouvelle fondation qui s’installe sur le globe.

Il n’est cependant pas donné au premier venu d’avoir une parole réellement vibratoire, c’est-à-dire une parole puissante qui crée aussi bien un événement qu’un état d’esprit de haut niveau, mais sans en même temps tout détruire ou endommager autour de soi, les êtres humains en particulier.


Je prends comme exemples quelques types fréquents de désajustement dans la parole observés au fil de mes rencontres de toutes sortes avec des humains.


Commençons par l’inverse de la parole créative: le silence abusif ou «la parole retenue».

Certaines personnes sont muettes, presque absentes et quelquefois complètement figées dans l’expression de leur personne. Leur mode d’interaction avec l’univers est d’exprimer le moins possible, d’en dire le moins possible, de se replier. L’origine de ce mode d’action peut être par exemple la mémoire de l’âme, le tempérament à la naissance, une culture familiale centrée sur l’ignorance ou l’évitement de la communication, des modèles parentaux peu expansifs par nature ou des mécanismes de survie développés à partir d’expériences souffrantes, réelles ou appréhendées, avec l’environnement humain.

Dans certains cas, le corps peut plus ou moins clairement parler. Le regard peut manifester des choses. Des gestes peuvent être esquissés ou devinés. Mais les mots ne sortent pas. Et souvent, les émotions sont à l’avenant. Avec le temps, le dos, physique ou psychologique, a tendance à se voûter et les yeux à regarder de plus en plus vers le bas, sinon vers le vide. La personne n’existe qu’à demi. Elle survit au lieu de vivre dans sa puissance.

Ces individus ignorent ou font mine d’ignorer, souvent par peur du changement et de l’insécurité qu’il génère, que la conscience réelle ne provient pas que de l’accumulation d’informations, même très exactes et fournies par des êtres de haut niveau, mais aussi et surtout de l’expression agissante et créative de toutes les forces vivantes de leur être.

Une sensibilisation dynamique et une propulsion suffisamment puissante doivent alors leur être données, que ce soit par des événements de vie, pas toujours souhaités on le sait, ou par l’accompagnement volontairement choisi d’une personne à vibration plus élevée, thérapeute, sage ou partenaire de dialogue, qui leur servira temporairement de guide et de support.


À l’inverse, les humains sont souvent piégés dans «la parole abusive».

Il y a d’abord les gens dont la parole ne consiste qu’à rester en superficialité et à n’échanger somme toute que des banalités, qu’ils peuvent quelquefois considérer comme bien importantes dans leur vie, le temps qu’il fait par exemple, les événements politiques locaux et mondiaux, les péripéties qui surviennent dans l’existence de leurs enfants ou les petits maux physiques ou financiers qui peuvent les affecter d’un jour à l’autre.

L’un des pires types de gaspillage de l’énergie-parole, parce que tellement énergivore pour la personne qui est contrainte de la subir, est celle de l’individu qui interminablement «se raconte», gardant bien en main le micro de son narcissisme, ramenant constamment le discours sur les détails ineffables de l’expérience de son petit moi dans les différentes sphères si passionnantes de sa vie, et ne laissant aucune place à l’expression même timide de son interlocuteur qui doit alors se contenter de l’approuver à chaque seconde pour ne pas rompre la relation en interrompant la «diarrhée verbale».

En parallèle à ces comportements «éteignoirs», on retrouvera sans surprise les éternels «questionneurs», ces gens qui semblent s’intéresser à vous, mais qui s’intéressent en fait davantage à l’élaboration de leur propre roman sur votre personne et votre vie, des gens qui, plutôt que par l’amour et l’empathie qu’ils pourraient diriger à votre bénéfice, sont satisfaits s’ils peuvent établir une sorte de diagnostic sur ce qui vous arrive en se donnant l’impression d’avoir tout compris, quelquefois avec le sentiment à peine voilé de leur chance de ne pas être tombés dans des pièges aussi cons que les vôtres.

En complément et pour assaisonner la vinaigrette, on retrouve aussi les «commenteux», qui ont des opinions et des explications sur tout mais qui ne vous laissent jamais élaborer votre point de vue, leur moi et leur savoir étant toujours proéminents. Pire encore, on peut se retrouver face aux «critiqueurs» qui ne se gênent pas, eux, pour vous blâmer et vous amener à vous sentir coupable, tellement certains qu’ils sont de leur supériorité morale ou intellectuelle par rapport à vous.


Il y aurait long à dire sur toutes les autres façons, volontaires ou pas, d’abuser de la parole.

L’une d’entre elles est de savoir utiliser plus ou moins consciemment un «ton» de voix qui s’élève soudainement en cours de phrase, imperceptiblement ou à plus grande force selon le besoin, lorsque l’interlocuteur tente d’interrompre le flux verbal en cours pour placer un mot.

Un extra à ce manège est de pouvoir utiliser, consciemment ou pas, par disposition naturelle ou après l’avoir sciemment développée, une voix surpuissante, très ancrée dans le bas-ventre et la cage thoracique, et qui lorsqu’elle s’élève dans un registre à la limite du tonitruant, que ce soit en privé ou en public, fait taire tout le monde, écrasant et balayant autant les objections que les vibrations et les personnes. Une arme lourde en quelque sorte.

Ne quittons pas le tableau sans mentionner aussi les gens qui sont en conversation avec vous mais dont le «mental» est dispersé, continuellement sollicité vers autre chose en même temps qu’ils vous parlent ou que vous leur parlez. Leur esprit est tout-à-coup dérangé par une image soudaine, une tâche à faire ou un fait dont ils ont oublié de vous entretenir, même s’il n’est pas en rapport évident avec le sujet amorcé. Ces personnes, bien que rarement mal intentionnées, interrompent et «coupent»néanmoins sans cesse le fluide de la parole et de l’échange entre deux êtres. Il va sans dire que dans l’intérêt de leur propre conscience, leur attention, leur centricité et leur volonté auraient avantage à être recadrées.


On pourrait penser que ces types de comportement ne concernent que des individus moins sensibilisés aux paramètres du développement de la conscience. Que l’on se détrompe! Je parle chaque jour à des personnes très «conscientisées» qui répètent à l’infini l’une ou l’autre de ces erreurs, souvent sous couvert de «canalisation» de hautes énergies ou d’échange d’informations provenant «d’initiés».

Dans certains cas, le profil de ces personnes se rapproche dangereusement de celui des faux-éveillés.

Une parole peut être de haut niveau. Elle ne peut cependant faire l’économie d’un respect absolu et intégral de l’autre.


La parole consciente est puissante. Pour soi-même, elle fracasse les peurs, les armures de personnalité et les carapaces de toutes sortes qui limitent la vie et son expression.

La parole consciente est généreuse. Elle met l’amour en appui à la volonté pour créer à l’égard de ses semblables les mêmes éthers de puissance et d’élévation vibratoire que celles dont l’individu est appelé lui-même à disposer.

Ajuster son ajusteur ?

QUESTION par David L. (Québec, Canada)

Comment un individu qui se conscientise peut-il «ajuster» son ajusteur de pensée lorsque son identité, sa vibration et son intelligence s’avèrent grandissants, de sorte que cela ne soit plus cette entité qui l’ajuste de manière unilatérale? Comment changer le rapport avec cet ajusteur pour s’affirmer davantage et jouir davantage de la vie terrestre?


PIERRE-LUC :

Au départ et par son essence même, l’ajusteur de pensée n’a d’ordres à recevoir de personne, autrement que de sa propre programmation qui est l’élévation du niveau de conscience, donc du niveau vibratoire de l’individu qu’il est mandaté à ajuster.

En ce sens, il est illusoire de penser «l’ajuster» puisqu’en aucun cas il ne devra dévier de son mandat initial.


Essentiellement, l’ajusteur de pensée n’est pas ce que les humains voudraient bien se représenter de lui, c’est-à-dire une sorte de personnage quasi folklorique à image humaine, à intelligence humaine et à réactions humaines qui va établir avec son «protégé» une relation à teneur sentimentale, affective ou spirituelle. Pour ce rôle, nous avons déjà dans certaines sphères psychiques le concept et l’action éventuelle des «guides spirituels».

Pour mieux comprendre la fonction de l’ajusteur, action intelligente mais pouvant aussi se révéler assez bêtement mécanique, il vaut mieux se le représenter à la lumière des sciences électro-physiques et informatiques modernes et le regarder comme une machine plutôt que comme une personne, comme un module pré-programmé plutôt que comme une entité affectueuse et protectrice, en somme comme un dispositif de type électronique dont l’action d’électrification constante de l’individu est rigoureusement prédéfinie par un savoir établi, à l’exemple d’un thermostat qui maintient le chauffage d’une maison ou la température d’un radiateur de voiture au degré désiré.

Comme son nom l’indique, l’ajusteur de pensée a comme rôle, à partir de sa science des «mondes de la pensée», de créer des «émanations de pensées» en direction de l’être auquel il sert de coach, pensées dont les buts primordiaux sont de créer à leur tour des situations à configuration physique, émotive ou mentale qui vont augmenter la capacité de puissance et de résistance des circuits électriques du «cobaye», puis de vérifier ensuite «l’ajustement» obtenu en regard du résultat final demandé.

En d’autres mots, l’ajusteur va continuellement tester la contenance de l’individu face aux divers événements créés dans son incarnation, tout autant que sa vitesse de remise en équilibre suite aux désordres provoqués dans le monde de sa pensée.


Ce qui fait qu’un ajusteur de pensée peut sembler à certains moments modifier sa façon de faire et relâcher son emprise en accordant à son «apprenti» une pause de vie, lui donnant l’impression égoïque illusoire qu’il tient bien sa destinée en main, provient plutôt de stratégies scientifiques et mécaniques pré-programmées pour permettre repos, intégration et renouvellement de l’énergie, suite par exemple à une électrification intensive venant tout juste de se faire ou pour éviter des dommages irrréversibles résultant de trop forts voltages en succession qui pourraient anéantir tous progrès futurs, si ce n’est l’individu lui-même.


Par contre, il est évident que plus la puissance d’affirmation, la contenance, la volonté, le niveau vibratoire et l’intelligence globale de l’individu deviennent forts et inébranlables, moins il y a de failles énergétiques permettant des entrées psychiques non-désirées, même celles de haut niveau, moins l’ajusteur est en mesure de mettre l’individu en souffrance dans sa vie, moins aussi a-t-il besoin de le faire, la fusion systémique éventuelle comme but final recherché étant alors plus proche dans le temps.

Et parallèlement, plus l’individu peut alors «jouir», dans le sens étymologique de «joie», surtout de «joies élevées», de certains moments de qualité à différents niveaux de sa vie, aussi fugaces ces instants puissent-ils lui paraître.


Restera ensuite à déterminer, si on le souhaite pour une satisfaction quelconque, «qui a maté qui» dans le processus, l’ajusteur ou l’ajusté ?

Vu de plus haut cependant, on se rappellera que ce qui est visé à long terme entre les deux entités est davantage une égalité de puissance de feu et de création en vue d’une alliance future plutôt qu’une domination de l’un sur l’autre.

Les mécanismes de défense

QUESTION par Alain (Trois-Rivières, Canada)

La vibration d’une personne relève d’une expérience unique car seule cette personne peut en vibrer l’essence et en dégager l’intensité qui lui appartiennent.

Dans son état de densité terrestre, on peut facilement remarquer chez quelqu’un les mécanismes de défense et les expériences douloureuses qui ont marqué son parcours individuel. Dans son opposé, aux niveaux plus subtils, vu que le parcours vibratoire dirige toujours vers une vibration de plus en plus dissociée de toute différence identifiable, peut-on assumer qu’à ces niveaux les mécanismes de défense existent mais ne sont pas identifiables ou bien qu’ils appartiennent seulement à des niveaux plus denses?


PIERRE-LUC :

La notion de «mécanisme de défense» a été introduite en psychologie par Freud et les écoles psychanalytiques au siècle dernier pour désigner à l’origine une manoeuvre inconsciente du «moi» pour se protéger des montées d’angoisse pouvant survenir à tout moment suite à des traumatismes, expériences trop souffrantes ou conflits psychologiques internes latents, mis en mémoire et jamais résolus. Le mécanisme de défense a alors pour fonction d’assurer la survie psychologique de la personne en évitant l’effondrement du moi, qu’il soit réel ou appréhendé.

En thérapie énergétique, ces mécanismes sont bien identifiables visuellement, manuellement ou autrement. Ils sont souvent perçus comme des noeuds, des blocages ou encore des énergies sombres ou cristallisées qui freinent ou interfèrent dans la libre circulation de l’énergie vitale, émotionnelle et psychique.


Aux niveaux plus subtils, je ferai d’abord une première précision. Oui, le parcours vibratoire d’une personne s’oriente «vers une vibration de plus en plus dissociée de toute différence identifiable». Ceci n’est cependant vrai que partiellement et temporairement, c’est-à-dire uniquement pendant le parcours de l’âme dans les mondes animiques qui sont sa famille et où elle cherche depuis toujours son retour dans une forme de dissolution extatique finale, comme ce fut le cas dans les millénaires précédents.

Dans les mondes supra-animiques, qu’on les appelle systémiques, supramentaux ou morontiels selon le point de vue choisi, on entre dans une polarité inversée dans laquelle l’âme dépasse ses anciennes affinités et les liens collectifs qui l’ont amenée à un plafond d’évolution pour se voir dorénavant forcée de retourner vers une individualité, cette fois cosmique plutôt que psychologique ou animale comme l’était l’ancienne, et qui devient désormais obligatoire pour participer aux interactions vibratoires de haut niveau des mondes plus intelligents de l’esprit.


Les mécanismes de défense évoluent selon un schéma assez semblable. Déjà dans les couches plus évoluées des mondes de l’âme, l’individu qui y a accédé l’a fait conditionnellement au nettoyage graduel à travers une série plus ou moins longue d’expériences incarnationnelles d’une grande part de ses déséquilibres énergétiques, donc de ses blocages et mécanismes de défense.

Le problème de l’âme est qu’elle est une mémoire ambulante qui cherche par programmation et par réflexe à tout garder imprimé en elle, dans ses moindres particules internes, en particulier ses souvenirs, heureux comme souffrants, et ses liens de toute nature qui, comme leur nom l’indique, l’attachent et l’assujettissent toujours quelque part.

Dans la même veine, l’âme cherchera aussi à garder, cette fois à l’état de trace comme peuvent le devenir certains éléments radioactifs dans le corps, ses anciens blocages et mécanismes qui seront devenus cette fois beaucoup plus difficiles à débusquer que dans les mondes de plus grande densité.


Dans les mondes supra-animiques où l’individu est convié, cette dynamique n’est plus possible. Le poids constitué par ces mémoires résiduelles et ces liens non-dissous va dorénavant constituer un handicap incontournable pour le franchissement du passage vers ces éthers supérieurs. La lourdeur et l’encombrement de l’âme seront devenus des empêchements majeurs à la transmutation vibratoire, remplaçant maintenant à un niveau différent les anciens mécanismes de défense des mondes plus denses qui empêchaient la circulation du fluide vital et psychologique de l’individu.


Comment sortir de l’impasse?

À ces niveaux plus élevés, l’épuration des blocages résiduels d’un individu se fait à partir de trois sources principales :

Une première se fait totalement hors du contrôle du moi, par le feu des énergies intelligentes de haut niveau qui descendent sur l’individu, qu’il le veuille ou non.

Une seconde est amenée par l’information que reçoit l’individu par des canaux de toutes sortes sur la nature du processus en cours et sur la voie à suivre.

Une troisième est la propulsion énergétique puissante résultant des décisions prises par l’individu pour s’accorder à ces deux premières lignes de force.

À mesure que cette épuration avance, que l’individu sort de son psychologique et qu’il s’affranchit des paramètres, modes de pensée et mécanismes de défense de son ancienne race terrestre, on voit alors apparaître les éléments d’un nouveau tableau dans lequel :

  1. la peur et le doute ont été éliminés,
  2. l’intelligence est devenue instantanée, non-colorée et non-réfléchie,
  3. la mémoire terrestre jadis omniprésente et nécessaire a été transférée dans une mémoire universelle, accessible uniquement au besoin, comme des fichiers informatiques qui sont transférés sur un serveur web et que l’on n’a plus besoin de conserver sur un ordinateur personnel,
  4. les liens affectifs, sexuels ou matériels de toute nature ont été transmutés et remplacés par des alliances d’esprit où prédominent les trois grands principes d’amour, de volonté et d’intelligence,
  5. la personne se reconnaît dans une nouvelle identité, hors du temps et des anciennes limites de l’âme.

Les faux-éveillés

QUESTION par David L. (Québec, Canada)

Comment peut-on faire la distinction entre une personne qui est réellement éveillée et une personne qui se croit l’être?


PIERRE-LUC :

Un individu «éveillé» est quelqu’un dont les yeux psychiques et les capteurs systémiques sont plus ouverts que ceux de son entourage et qui a intégré dans sa personne un niveau vibratoire plus élevé que celui de l’homme normal.

Le niveau d’éveil qui qualifie l’individu pour le titre d’éveillé varie selon la tradition ésotérique ou spirituelle qui lui sert de toile de fond.

En général, il se dégage de l’individu éveillé une sorte de rayonnement d’où peuvent émaner force, puissance, sérénité, maturité, intelligence ou amour, rayonnement généralement perceptible par d’autres éveillés et par des personnes de vibration théoriquement moindre mais suffisamment sensibles à certaines subtilités énergétiques.


Au contraire, la personne qui voudra se voir comme éveillée mais sans l’être vraiment fera plus ou moins consciemment oeuvre constante pour se donner à elle-même et parfois aux autres, en remplacement d’un rayonnement réel qu’elle n’a pas, une «impression» de conscience.

Cette impression sera bâtie sur un ensemble de croyances, de concepts, de démarches, de quêtes et d’illuminations diverses plus ou moins ésotériques qui auront tendance à devenir le centre de sa vie, mais qui ne feront en réalité que présenter un «masque» de conscience, un «personnage» d’éveillé, en lieu et place d’une réelle intégration et d’une réelle identité.

Souvent, ces personnes se révéleront au départ bien intentionnées mais en même temps bien trop naïves et beaucoup trop enthousiastes à partager aveuglément la joie soudaine de leurs nouvelles connaissances pour être en mesure de bien discerner le niveau réel de leur éveil. Elles devront éventuellement, si l’orgueil et la vanité n’ont pas pris toute la place, être conseillées et recentrées, généralement après qu’elles seront passées par les inévitables expériences de déception et d’impuissance qui s’en seront suivies.


Voici quelques indices permettant de reconnaître un profil fréquent de faux-éveillé :

La personne s’identifie complètement à ses convictions, principes et croyances qui sont devenues en quelque sorte son identité. Elle est devenue une adepte.

Elle voue un culte illimité à une personne-clef ou à un groupe d’appartenance. Elle est devenue une disciple.

Elle est enfermée dans une terminologie très précise, répétitive et présentée comme inattaquable. Elle est devenue une automate.

Elle  a continuellement tendance à enseigner ses convictions, à persuader, à évangéliser, souvent quelle que soit la situation. Elle est devenue une apôtre, une «zélée de la conscience».

Elle manque souvent de discernement et de prudence, quelquefois même de respect pour la sensibilité et le degré de préparation des autres dans son approche évangélisatrice.

Elle est fière d’arborer le pavillon brillamment coloré de sa nouvelle science, même dans les contextes où il serait préférable de garder l’anonymat.

Elle se met facilement en danger dans ses conditions de vie par son approche trop enthousiaste et trop naïve.

Elle n’a que très peu intégré dans le concret de sa vie les principes qu’elle prétend savoir.


À noter que la liste n’est aucunement limitative. Un certains nombre de faux-éveillés adoptent un profil plus bas, plus introverti, d’apparence plus humble et socialement moins pro-actif. Ils ne s’en leurrent pas moins sur le niveau réel de leur conscience et de leur qualité vibratoire. Comme pour tous les autres, le temps devra faire son oeuvre sur leurs illusions.

Protéger sa sensibilité

QUESTION par David L. (Québec, Canada)

Comment une personne en processus d’éveil de conscience peut-elle composer intelligemment avec sa sensibilité qui augmente en parallèle avec son taux vibratoire, de manière à ce que cette sensibilité lui soit plus utile que nuisible dans son quotidien ?

Formulé autrement : comment une personne peut-elle gérer sa sensibilité grandissante de manière à ce qu’elle lui soit davantage un atout évolutif utile que souffrance et source de frustrations ?

J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de gens qui souffrent d’hypersensibilité à l’époque présente, alors qu’il y a peu de ressources pour les aider à la gérer.


PIERRE-LUC:

D’abord un mot sur le terme «hypersensibilité» et sur sa connotation spontanée dans l’esprit des gens. Son préfixe grec «hyper» signifie initialement «au-dessus», mais sous l’influence de sa signification anglophone tout autant que de l’usage qu’on en fait la plupart du temps dans le monde psychologique et médical, il a pris très rapidement le sens de «trop», comme dans «hyper-anxieux», «hyper-allergène» ou «hyperplasie».

Il fait donc tout de suite référence à un «excès», à un débordement, à un déséquilibre, en d’autres mots à une maladie, à une infirmité, à une pathologie.

Dans cette conception, une personne hypersensible doit donc «se soigner» ou être prise en charge pour redevenir «normale».

Il existe pourtant différents types d’hypersensibilité. Un premier est celui de personnes qui dans leur monde intérieur sont submergées d’impressions psychiques ou d’émotions qui les débordent et les rendent vulnérables éventuellement à différentes formes d’effondrement personnel. C’est sans doute à ce type d’hypersensibles que le folklore médical, psychologique et social fait habituellement référence.

Il existe aussi des personnes dont la sensibilité imaginative de nature artistique est peut-être davantage canalisée, mieux maîtrisée, servant alors de fondement à leur travail créatif. En général, ces créateurs d’art sous toutes ses formes, surtout s’ils sont bien reconnus et appréciés socialement, sont rarement étiquetés d’«hyper». On les louera même pour certains excès.

Les catégories qui nous intéressent plus spécifiquement dans cet article parce que généralement moins comprises et moins répandues sont celles que j’appelle les «extra-sensibles» et les «supra-sensibles».

Les «extra-sensibles» désignent des êtres en mesure de capter des phénomènes se situant en dehors des capacités de perception de la moyenne des gens, soit sur le plan électro-magnétique corporel, les acupuncteurs et les tenants de certaines thérapies énergétiques par exemple, soit sur le plan plus strictement psychique, généralement au niveau des mondes astraux terrestres, la plupart des voyants et médiums par exemple.

Les «supra-sensibles», quant à eux, ont plusieurs points en commun avec les «extras» mais ne détiennent pas nécessairement dans leur incarnation actuelle l’exercice complet des mêmes facultés et pouvoirs. Leur ressources personnelles, leur vitalité et leur plan de vie sont plutôt mis au service, souvent à leur corps défendant, d’une préparation accélérée (pour ne pas dire une électrocution accélérée) à accéder à des niveaux vibratoires qui seront éventuellement plus élevés et plus puissants que ceux des profils précédents.

La distinction que je tiens à faire à ce sujet a pour but de redonner leurs lettres de noblesse aux personnes de cette dernière catégorie qui loin d’être anormales et malades dans leur processus, sont irrévocablement propulsées dans une évolution accélérée vers une conscience supérieure et seront peut-être un jour en mesure de diriger ou de conseiller la terre dans une nouvelle phase de son développement.


Ceci dit, il est réel que tous les individus plus sensibles, quelle que soit la catégorie ou l’échelon vibratoire où ils se situent, perçoivent en général les variations d’énergie provenant des personnes autant que des événements avec plus de rapidité, d’intensité, de profondeur et d’ampleur que ne peut le faire la majorité, ce qui les oblige à composer à la fois avec la nature énergétique du phénomène perçu et avec la réaction fréquente des gens autour d’eux devant leur «différence».

Cette extra-perception, souvent mal comprise par l’individu lui-même, va alors avoir tendance à créer en lui un espace de doute et d’inquiétude, favorisant le déséquilibre de son champ énergétique et de ses facultés psychiques.


Voici donc, comme à mon habitude, une liste de points intéressants à considérer pour minimiser les pertes et dislocations énergétiques pouvant découler d’une sensibilité mal reconnue ou insuffisamment protégée:

1. reconnaître une fois pour toutes cette sensibilité comme une faculté essentielle et un résultat incontournable dans le processus de transformation où l’on est engagé

2. casser définitivement tout doute, toute inquiétude ou tout regret pouvant surgir à la vue de l’écart naturel qui se creuse graduellement avec les personnes, les situations ou les mentalités de vibration moins élevée, supportant en même temps l’impression de grande solitude qui peut en découler (en d’autres mots: bien maîtriser le malaise de son «anormalité» et de sa différence)

3. maintenir le plus possible une haute vibration dans tous les domaines, en particulier dans la pensée, les activités quotidiennes et le choix des personnes fréquentées

4. se garder en état de création constante

5. développer sa puissance de parole, soit en solo dans des activités créatives comme le théâtre, le chant, l’étude du son ou les communications diverses que l’on pourra être en mesure de faire, soit avec des partenaires de dialogue en mesure d’épouser la hauteur de vibration que l’on veut maintenir

6. faire appel à une volonté rigoureuse et sans faille pour que les décisions, quelles qu’elles puissent être, soient prises en temps voulu

7. fréquenter la beauté et l’intelligence sous toutes leurs formes

8. apprécier les moments de joie du coeur et de l’esprit lorsqu’ils se présentent

9. se couper sans hésiter de toutes les situations et relations toxiques et vibratoirement rabaissantes.

(Pour illustrer davantage et compléter cette liste, il pourra être intéressant de lire aussi le texte du 4 octobre dernier sur comment survivre à la «glu» planétaire).