QUESTION par André (Toulouse, France)

J’aimerais savoir c’est quoi au juste une «entité». On me saoule dans mon entourage avec ce mot. Surtout ma fille qui fait une adoration de la psychologie supramentale enseignée par Bernard de Montréal. C’est un concept que je comprends mal et qui me semble quelquefois un fouillis de croyances. Merci de m’éclairer un peu.


PIERRE-LUC:

Sans prétendre faire le tour complet de la question, je vais vous faire une synthèse à ma façon d’éléments importants concernant ce phénomène. Je prends pour acquis que vous avez déjà quelques notions et un certain intérêt pour ce qui touche notamment à la vie psychique, à l’existence de l’âme et à la survie après la mort, me basant sur le fait de votre navigation qui n’est pas due au hasard sur ce blog.

«Entité» est un mot qui a souvent tendance à faire frémir et réagir très négativement bon nombre de gens engagés dans une recherche à travers les mondes dits «invisibles». Il porte souvent en lui une connotation de danger et de répulsion associée au monstre insidieux venu des plans astraux et cherchant à pénétrer et à souiller, sinon à posséder l’esprit ou le corps d’une personne. Pour ces gens, c’est la chose à fuir à tout prix.

Au départ cependant, «entité» est un terme très général qui, étymologiquement parlant, fait simplement référence à «quelque chose qui existe» ou «qui a une existence».

En ce sens, votre maison, votre frigo, votre brosse à cheveux, votre café du matin et même votre moi sont des entités. Ces choses ont une existence, qu’elle soit matérielle ou non, qu’elle soit perceptible par les sens ou invisible à l’oeil, qu’elle soit dotée d’intelligence ou pas.

On parle aussi au plan terrestre d’entités administratives, politiques, financières ou scolaires par exemple. On désigne alors des institutions qui ont un mandat, des responsabilités et des pouvoirs, mais agissant à l’intérieur d’une forme virtuelle ou conceptuelle, elle-même néanmoins incarnée par des individus, qui sont en même temps eux-mêmes des entités, humaines et dotées d’âmes cette fois.

En rapport avec les mondes invisibles, on a pris depuis fort longtemps dans certaines sciences ésotériques et spirituelles l’habitude d’utiliser ce terme pour nommer de façon dirait-on générique une quantité innombrable d’êtres non incarnés qui circulent, agissent ou quelquefois gouvernent sur différents plans de ces réalités.

On sera peut-être surpris par contre d’apprendre qu’une «entité» ne représente pas nécessairement toujours un personnage comme tel, doté d’un visage grimaçant ou au contraire débordant de trop grande et sirupeuse bienveillance, avec une apparence et des agirs conformes à la fantasmagorie humaine populaire et à la tendance des hominidés à tout imaginer semblable à eux.

Plusieurs des entités agissantes sur les plans invisibles sont pour une bonne part des créatures «pré-personnelles», non douées d’âme et généralement sans forme perceptible par les sens, ressemblant davantage dans leur fonctionnement et leurs attributs à ce qui correspond pour nous à des modules dotés de programmes informatiques, d’algorithmes et de systèmes de détection permettant de lire le niveau de fréquences d’une situation ou celui d’une personne terrestre par exemple.

Ces modules permettent de déclencher au besoin les chaines d’opérations requises pour, à court ou à long terme, modifier ce taux vibratoire, que ce soit à l’avantage ou non de l’individu visé ou à celui plus exclusif des sphères qui gèrent ces opérations. Le raffinement technologique de ces modules varie à son tour selon les civilisations ou les plans qui les ont créés et les utilisent.

En ce qui touche la race humaine sur le plan terrestre, celle-ci est confrontée en priorité aux entités qui peuplent les couches dites «astrales» entourant le globe. En majorité, ces entités sont dotées de bas niveaux de fréquences, comparativement aux entités systémiques qui règnent dans des univers plus élevés en vibration que le nôtre.

Ces entités astrales sont en grande partie des âmes qui attendent et se préparent à une incarnation à venir sur le plan terrestre. Peuvent se retrouver dans ces entités des âmes avec lesquelles il y a eu jadis pour le terrestre des liens plus ou moins puissants qui peuvent affecter, pour le meilleur ou pour le pire, son actuel plan de vie.

Se retrouvent également en très grand nombre des entités qui n’ont jamais été incarnées et qui ne le seront peut-être jamais en raison d’un taux vibratoire insuffisant ou d’autres lacunes majeures inhérentes à leur nature. Ces entités vont alors chercher à se coller de toutes les façons possibles à des humains incarnés pour leur soutirer le plus possible de la lumière absente de leur monde et s’en nourrir, se donnant l’illusion d’une vie propre mais menant en fait une vie de parasite.

Le mode d’opération de ces entités est d’utiliser la pensée, généralement négative et conflictuelle, appuyée sur la peur, la culpabilité et le doute, ou plus subtilement sur la sollicitation du désir et de l’ambition inhérents à l’humain, pour créer constamment de l’émotion dissonante correspondant à cette seule forme de nourriture qu’ils soient en mesure de prendre et dont ils raffolent. Une protection puissante et efficace doit donc être établie par l’individu humain contre ces invasions.

Parallèlement à ces parasites énergétiques de basses vibrations existent à des niveaux beaucoup plus élevés dans la hiérarchie astrale ce qu’on désigne sous le nom de «mondes spirituels» et surtout de leurs plans de haute-fréquence connus comme le «haut-spirituel», mandatés et organisés cette fois davantage pour l’évolution des âmes que pour leur dégradation et leur asservissement.

Parmi les entités qui peuplent ces plans de haut niveau peuvent se retrouver des âmes évoluées dont la fonction est notamment d’instruire d’autres âmes et de les préparer à une ascension vibratoire via de futures incarnations.

Au-dessus de ces mondes spirituels, puisque les plans astraux qui entourent la terre ne sont pas la fin du monde, en tout cas pas au sens où ils seraient la limite des mondes et des univers, on accède à des plans que certains tels Sri Aurobindo et plus récemment Bernard de Montréal ont appelé «supra-mentaux», en ce sens qu’ils sont encore plus élevés en vibration que les hauts plans spirituels de l’âme et ne font plus aucune place au mémoriel ou à la pensée réfléchie du mental dit «inférieur» qui caractérisent ces sphères psychiques.

Dans ces mondes supérieurs et jusqu’à l’infini, il y a toujours des «entités», chacune existant et agissant au niveau de vibration et d’accomplissement qui correspond au plan où elles évoluent. L’une de ces catégories d’entités est constituée des «esprits de la forme», des êtres qui sont essentiels à la création.

Je ne peux conclure mon exposé sans vous parler au moins sommairement de l’entité qui a le plus d’importance dans l’évolution terrestre de l’individu humain, son «entité-maîtresse» selon certaines terminologies, celle qui est attitrée à l’âme dès sa création et qui l’encadre comme un coach tout au long de sa trajectoire vers la fusion éventuelle avec un double systémique, je parle de ce que plusieurs appellent «l’ajusteur de pensée» et que d’autres sur les plans de l’âme identifient, à tort ou à raison, comme les «guides spirituels».

Grosso modo, le rôle de l’ajusteur de pensée est de garder son «protégé» ou son «élève» dans une électrification constante, particulièrement via la transmission de pensées appropriées et la création d’événements, en vue de son élévation vibratoire et de la fusion finale avec le double cosmique.

De cette entité-là, nul ne peut se défaire, même si l’envie le lui en prenait, eu égard à la souffrance quelquefois atroce que le processus qu’elle poursuit a tendance à générer. C’est à se demander par ailleurs s’il y aurait avantage à le faire, vu l’impossibilité pour un novice sans guide-instructeur d’avancer sans danger dans ces nouveaux mondes.

Je vous ferai remarquer en terminant qu’une bonne partie de ce qui précède dans les derniers paragraphes relève d’une notion nouvelle, que vous avez vous-même appelée «conscience supramentale», et qu’un certain nombre de personnes parmi celles qui y ont été exposées depuis les trois ou quatre dernières décennies ont tendance à idéaliser et à sacraliser, mais sans nécessairement toujours la saisir adéquatement dans son essence vibratoire ni l’appliquer de façon intégrée dans leur vie terrestre actuelle.

Ces personnes ont par ailleurs souvent tendance à s’enthousiasmer à l’excès devant l’effet stimulant de cette nouvelle vibration et à vouloir en quelque sorte en «évangéliser» leur entourage.

J’espère que ce n’est pas le cas de votre fille, ou si oui, que sa réaction ne sera que temporaire, vous évitant peut-être ainsi une contre-réaction instinctive qui pourrait retarder votre propre avancement dans cette trajectoire que je pressens vous intéresser.