QUESTION par David L. (Québec, Canada)

«Je t’écris parce que j’ai une question pour toi. Qu’est-ce qui s’avère, selon toi, la meilleure façon de prendre une décision qui va être satisfaisante ?»


PIERRE-LUC :

Qu’est-ce qu’une décision satisfaisante?

On a tout de suite à l’esprit une décision qui va satisfaire le moi dans ses composantes émotives, rationnelles, morales ou sociales. Une décision qui va le soulager dans son inquiétude, dans sa peur de se tromper, dans sa crainte de devoir assumer des conséquences. Une décision qui lui donnera l’impression d’être en accord avec les lois de la logique, avec les éléments rationnels de sa psyché. Une décision qui pourra peut-être lui donner un sentiment de succès par rapport au fait d’avoir  dominé certains aléas de la vie et d’avoir diminué son stress. Une décision qui pourra même susciter en lui un certain orgueil plus ou moins admis, surtout s’il «réussit» dans la vie.

Tout cela est valable selon le niveau de développement d’une personne et de la route qu’elle a à parcourir dans le cadre de son plan de vie.

Au niveau de l’élévation de la conscience cependant, pour les personnes qui sont appelées à cette ascension, les paramètres de la décision sont tout autres.

On parle alors de décisions à prendre qui sont présentées à l’individu par le biais d’événements pré-autorisés par sa conscience supérieure et qui sont essentiellement destinées à l’augmentation de son niveau vibratoire, à des fins de fusion éventuelle avec son moi supérieur.

Pour ces personnes, la dynamique des décisions ne se passe plus sur le plan de l’ego et est automatiquement rattachée à l’établissement en accéléré d’une connexion avec les plans systémiques de sa conscience.

Cette connexion se fait uniquement par électrifications successives des circuits à travers les événements présentés, souvent via le phénomène de déception, l’une des tactiques préférées des modules pré-personnels fréquemment appelés «ajusteurs de pensée».

Ces personnes en évolution vibratoire accélérée ne peuvent donc plus chercher réconfort émotif ou intellectuel aussi bien que «satisfaction», de quelque nature qu’elle soit, dans leur prise de décision. Il n’y a plus de réconfort: il n’y a que certitude grandissante dans un processus d’intégration graduelle du principe universel de la volonté.

Dans ce processus, il n’existe à la limite ni bonne ni mauvaise décision. Il n’y a que mouvement choisi et assumé, quitte à faire en cours de trajet les corrections nécessitées par l’intelligence.


Ceci dit, dans le concret d’une vie terrestre à gérer au mieux malgré des limitations de conscience encore trop présentes et des interventions souvent fort «haïssables» de l’ajusteur de pensée, voici à quoi pourrait ressembler une séquence de prise de décision qui permette de s’en tirer au moindre coût énergétique possible:

  • La situation dans laquelle s’inscrit la décision à prendre est regardée avec attention et de façon neutre dans une orbe de 360° dans toutes les directions, comme de  l’intérieur d’une sphère, un peu comme le pilote d’avion ou de capsule spatiale qui vérifie et prend note de ce qui occupe le ciel, tout autant que ce qui est autour et en-dessous de lui.
  • En même temps, une question centrale simple est posée «à soi» ou «au soi»: «De quoi ai-je vraiment besoin là-dedans?». Une réponse spontanée et non-censurée survient généralement immédiatement, par voie de canal interne ou externe. Sinon, l’écriture, classique ou automatique, peut alors servir à faciliter le processus.

Chacune des options possibles est ensuite formulée en termes de question simple, destinée à n’obtenir strictement comme réponse qu’un OUI ou un NON, sans nuances ni fioritures ni conditionnels. Par exemple «Je tourne à droite», «Je tourne à gauche», «Je reste là».

Chaque question est ensuite posée à soi, comme la précédente, et la réponse instantanée, qu’elle vienne de la tête, du coeur ou du corps est notée et acceptée sans discussion ni analyse. En cas de difficulté avec cette technique dans les débuts, on a recours à une personne neutre et habile à l’écoute qui pose sobrement la question et prend acte en même temps que soi de la réponse.

Généralement, au cours de ce processus, une décision se profile nettement, avant toute analyse, même si elle n’est pas nécessairement conforme à la logique ou à la méthode comptable de la comparaison des + et des -.

Une fois la direction du mouvement déterminée et acceptée, on peut, si on le souhaite et que l’on n’est pas encore suffisamment habitué à l’aventure cosmique, dresser une liste de tous les événements les plus extrêmes qui peuvent théoriquement survenir à la suite de cette décision (ce que certains appellent «faire le portrait noir»). On établit ensuite si l’on est irréductiblement prêt à faire face à quelque élément que ce soit de la liste, surtout «le pire», bien entendu.

Après tout cela (et même avant lorsque l’habitude est bien prise), la décision n’est plus jamais discutée. Elle est affirmée et définitivement assumée. Et il n’y a jamais de «remises en question», de regrets ou de retours en arrière, reculs qui constitueraient de véritables siphons d’énergie et de réels sacrilèges dans le mouvement de l’évolution.