Pourquoi faisons-nous autant d’erreurs?

QUESTION par Jacinthe (Bromont, Canada)

On a beau avoir l’impression d’être un peu conscient, et peut-être un peu intelligent, pourquoi faisons-nous autant d’erreurs au cours d’une vie, même une fois passées les périodes plus intensives d’apprentissage de l’enfance et de l’adolescence?


PIERRE-LUC:

Au départ, tout ce qui survient au cours d’une vie terrestre est expérience, apprentissage, ajustement, évolution. C’est la fonction première du passage en incarnation sur le globe.

Il faut donc accepter à la base qu’à des degrés différents, nous sommes chacun de nous inexpérimentés face à l’un ou l’autre des domaines de la vie terrestre et à ce qui adviendra après. Nous sommes donc, selon la formule consacrée, «à l’école de la vie».

Faire des «erreurs» en apprenant fait ainsi partie de toute forme de training, quel que soit le niveau de l’élève.


Néanmoins, il est possible de regarder quelques types d’erreurs d’ajustement fréquemment commises et dont certaines pourraient être évitées, une fois adéquatement identifiées et reconnues comme retardataires dans un schéma de vie.


Il y a d’abord les erreurs dues à la tendance inhérente de l’être humain à établir plus ou moins consciemment dans sa vie des patterns de comportement et de réactions émotives qui vont, du moins en a-t-il l’impression, lui servir de moyens d’adaptation aux différentes situations amenées par son quotidien, mais qui vont aussi éventuellement se cristalliser pour devenir partie plus ou moins intégrante de sa définition personnelle, de son identité et de sa personnalité.

Ce qui est surprenant, c’est que ces patterns vont persister longtemps, quelquefois jusqu’à la fin de la vie, même lorsqu’ils sont nettement perdants et dévastateurs pour l’évolution de l’individu. Une personne abusivement gentille ou soumise par exemple, une autre au tempérament dominateur ou contrôlant, une autre au style trop permissif, laxiste ou procrastinateur. Tous des traits qui normalement devraient être vus comme des erreurs à corriger en regard de l’intelligence.

Sauf que l’individu s’accroche à ce qu’il connaît déjà et s’y enferme, souvent par besoin de sécurité mais aussi par entêtement, par peur de toucher à ses fragilités ou par simple inconscience. Il dira alors pour se justifier et ne pas trop se faire ébranler dans ses fragiles fondations: «je suis comme je suis», «c’est à prendre ou à laisser» et «vous ne me changerez pas».

L’obstination, la cristallisation et l’inconscience prennent encore plus d’ancrage lorsque les comportements perturbateurs sont associés à des gains secondaires, par exemple la pitié et les consolations (réelles ou mimées) attirées par les plaintes répétées sur ses propres malheurs ou au contraire le sentiment de pouvoir apporté par une attitude dominante et brutale qui brise les volontés, même si elle brise aussi les psychés et les relations.

Si en plus ces travers de personnalité et de comportement sont appuyés sur un héritage génétique trans-générationnel plus ou moins fort au niveau psychique, émotif ou hormonal, il peut y avoir à ce moment chez l’individu un bloc monolithique de comportements «erronés» qui vont devenir très difficiles et très longs à identifier et à changer dans une perspective d’évolution de conscience. On parle alors généralement de plusieurs incarnations qui seront requises.


Un deuxième type «d’erreurs» est en fait celles qui n’en sont pas fondamentalement… Je veux dire par là qu’il y a des décisions prises qui s’inscrivent dans le cadre d’événements de vie pré-programmés vers lesquels l’individu est dirigé inexorablement à un moment précis et qui ont pour fonction l’électrification de ses circuits mentaux en même temps que la disparition graduelle de ses encroûtages mémoriels, tout cela en vue de son élévation vibratoire.

Dans ces conditions, soit que la personne croit avoir le choix mais que celui-ci est déjà déterminé et fait partie de sa programmation initiale pré-établie, donc à ce moment il n’y a pas d’erreur en tant que telle, soit qu’un choix réel se présente à elle pour tester sa contenance et le niveau d’intelligence qu’elle a acquis jusqu’à ce jour. Dans ce cas, le choix approprié permet de monter à un échelon plus haut d’élévation et le choix «erroné», en supposant qu’il n’ait pas déjà été lui-même pré-programmé, est récupéré pour évolution ultérieure.

Tout ce processus échappe généralement à la logique et au contrôle de l’égo, rendant ainsi inutile le questionnement à propos du «pourquoi» nous avons pu faire telle erreur.


Une troisième catégorie d’erreurs,  provient des perturbations du jugement amenées par la persécution et le bombardement continuels de la pensée en provenance des sphères astrales à partir desquelles des entités affamées n’ont de cesse de tendre des pièges à l’humain pour le faire céder à diverses tentations, perdre sa contenance, tomber dans la fragilité et dévier de sa route vers l’intelligence. Ces entités sont à l’oeuvre nuit et jour pour l’assaillir et tenter de le réduire à leur merci pour se nourrir de ses émotions.

Leur façon de procéder est d’une simplicité enfantine en même temps que d’une efficacité redoutable: l’entité s’infiltre dans votre pensée en vous parlant en «Je».

À cause de ce «Je»dans votre tête, vous croyez que c’est vous-même qui pensez cette pensée. Vous êtes tellement dans la certitude que c’est vous-même qui pensez, comme tous les humains d’ailleurs, que vous adoptez immédiatement l’idée comme faisant partie de vous, de votre propre moi, de votre propre intelligence, même lorsqu’elle est complètement ridicule ou dangereusement dévastatrice, ce qui est généralement le cas lors de ces interventions prédatrices.

L’entité par exemple, au lieu de parler en «TU» comme elle le fait quelquefois et de dire «Lève-toi et va manger. Tu as encore faim», «Tasse-le de ton chemin celui-là», «C’est encore de ta faute si c’est arrivé» ou «Tu n’as toujours fait rien que des erreurs dans ta vie et c’est pas aujourd’hui que ça va changer» dira plutôt «Il faut que JE me lève et que JE mange. J’ai encore faim», «JE vais le tasser de mon chemin celui-là», «C’est encore de MA faute si c’est arrivé» ou «JE n’ai toujours fait rien que des erreurs dans MA vie et c’est pas aujourd’hui que ça va changer»

Vous voyez et sentez alors la pensée comme vous appartenant, simplement du fait que vous l’avez pensée, et oups! vous avancez dans la glissade de l’erreur. Les effets, dans l’émotion notamment, se font sentir tout de suite ou un peu plus tard selon le cas, mais en général dans le sens des dégâts.

Derrière vous, l’entité rit et savoure. Elle dira, si on la questionne, que les humains sont bien naïfs et qu’elle a de quoi se nourrir pour longtemps…

Dans d’autres cas, une technique différente sera utilisée, celle de l’addition dans le jeu de votre psyché d’un personnage qui représente une importance pour vous, à qui vous donnez crédibilité et dans lequel vous croyez. Un personnage religieux, spirituel ou ésotérique par exemple, ou un membre décédé de votre famille avec lequel vous avez toujours eu un lien très fort, un grand-père ou un enfant disparu par exemple.

Ce personnage vous parlera alors en«TU» au lieu de le faire en «JE» pour mieux vous faire croire à un dialogue constructif, en même temps qu’à une protection affectueuse de sa part à votre égard.

Derrière ce personnage, contrairement à ce qu’on voudrait souvent croire, il y a la plupart du temps une entité prédatrice qui, lisant vos propres fiches mémorielles dans l’invisible, donc votre profil personnel avec toutes vos faiblesses, vous conseille au début dans une direction qui semble bénéfique pour vous, pour ensuite petit à petit, comme un fournisseur de drogue avec son nouveau prospect et avec votre accord, vous assujettir à elle et vous abuser à son profit.

On pourrait toujours avancer que dans ce cas au moins, contrairement au précédent, il y a quand même l’avantage de ne pas se laisser prendre au piège du «JE». Mais est-ce vraiment moins dangereux ?


Une fois informé de l’existence de ces jeux pervers et après les avoir reconnus comme exacts, que faire pour limiter le nombre et la portée des erreurs?

Voici en guise de réponse une liste d’exemples de portes d’entrée souvent laissées ouvertes par l’individu à la manipulation de sa pensée, comportements ou états d’esprit que l’on pourrait tout aussi bien appeler «les amis des prédateurs»:

  1. L’ignorance des vraies réalités psychiques et la naïveté à leur sujet
  2. La tendance à croire tout ce qui vient de sa pensée
  3. L’inattention et le manque de vigilance en regard des intrusions dans la vie psychique lorsqu’elles se produisent
  4. Le déni et l’entêtement à continuer comme avant, même lorsque l’information correcte est donnée
  5. L’attachement à la mémoire, à la routine et aux vieilles façons de faire
  6. La perte rapide de la centricité devant un événement ou une proposition de la vie, en d’autres mots, la facilité à être poussé hors de son axe d’équilibre
  7. La dispersion mentale dans un trop grand nombre de directions à la fois
  8. L’asservissement aveugle aux désirs, aux ambitions et aux hormones
  9. Le manque de maîtrise suffisante de l’émotion
  10. Le doute
  11. La tendance à «casser» devant l’obstacle
  12. La difficulté à organiser sa vie pour être «en succès» plutôt qu’en échec.

Qu’est-ce qu’une «entité»?

QUESTION par André (Toulouse, France)

J’aimerais savoir c’est quoi au juste une «entité». On me saoule dans mon entourage avec ce mot. Surtout ma fille qui fait une adoration de la psychologie supramentale enseignée par Bernard de Montréal. C’est un concept que je comprends mal et qui me semble quelquefois un fouillis de croyances. Merci de m’éclairer un peu.


PIERRE-LUC:

Sans prétendre faire le tour complet de la question, je vais vous faire une synthèse à ma façon d’éléments importants concernant ce phénomène. Je prends pour acquis que vous avez déjà quelques notions et un certain intérêt pour ce qui touche notamment à la vie psychique, à l’existence de l’âme et à la survie après la mort, me basant sur le fait de votre navigation qui n’est pas due au hasard sur ce blog.

«Entité» est un mot qui a souvent tendance à faire frémir et réagir très négativement bon nombre de gens engagés dans une recherche à travers les mondes dits «invisibles». Il porte souvent en lui une connotation de danger et de répulsion associée au monstre insidieux venu des plans astraux et cherchant à pénétrer et à souiller, sinon à posséder l’esprit ou le corps d’une personne. Pour ces gens, c’est la chose à fuir à tout prix.

Au départ cependant, «entité» est un terme très général qui, étymologiquement parlant, fait simplement référence à «quelque chose qui existe» ou «qui a une existence».

En ce sens, votre maison, votre frigo, votre brosse à cheveux, votre café du matin et même votre moi sont des entités. Ces choses ont une existence, qu’elle soit matérielle ou non, qu’elle soit perceptible par les sens ou invisible à l’oeil, qu’elle soit dotée d’intelligence ou pas.

On parle aussi au plan terrestre d’entités administratives, politiques, financières ou scolaires par exemple. On désigne alors des institutions qui ont un mandat, des responsabilités et des pouvoirs, mais agissant à l’intérieur d’une forme virtuelle ou conceptuelle, elle-même néanmoins incarnée par des individus, qui sont en même temps eux-mêmes des entités, humaines et dotées d’âmes cette fois.

En rapport avec les mondes invisibles, on a pris depuis fort longtemps dans certaines sciences ésotériques et spirituelles l’habitude d’utiliser ce terme pour nommer de façon dirait-on générique une quantité innombrable d’êtres non incarnés qui circulent, agissent ou quelquefois gouvernent sur différents plans de ces réalités.

On sera peut-être surpris par contre d’apprendre qu’une «entité» ne représente pas nécessairement toujours un personnage comme tel, doté d’un visage grimaçant ou au contraire débordant de trop grande et sirupeuse bienveillance, avec une apparence et des agirs conformes à la fantasmagorie humaine populaire et à la tendance des hominidés à tout imaginer semblable à eux.

Plusieurs des entités agissantes sur les plans invisibles sont pour une bonne part des créatures «pré-personnelles», non douées d’âme et généralement sans forme perceptible par les sens, ressemblant davantage dans leur fonctionnement et leurs attributs à ce qui correspond pour nous à des modules dotés de programmes informatiques, d’algorithmes et de systèmes de détection permettant de lire le niveau de fréquences d’une situation ou celui d’une personne terrestre par exemple.

Ces modules permettent de déclencher au besoin les chaines d’opérations requises pour, à court ou à long terme, modifier ce taux vibratoire, que ce soit à l’avantage ou non de l’individu visé ou à celui plus exclusif des sphères qui gèrent ces opérations. Le raffinement technologique de ces modules varie à son tour selon les civilisations ou les plans qui les ont créés et les utilisent.

En ce qui touche la race humaine sur le plan terrestre, celle-ci est confrontée en priorité aux entités qui peuplent les couches dites «astrales» entourant le globe. En majorité, ces entités sont dotées de bas niveaux de fréquences, comparativement aux entités systémiques qui règnent dans des univers plus élevés en vibration que le nôtre.

Ces entités astrales sont en grande partie des âmes qui attendent et se préparent à une incarnation à venir sur le plan terrestre. Peuvent se retrouver dans ces entités des âmes avec lesquelles il y a eu jadis pour le terrestre des liens plus ou moins puissants qui peuvent affecter, pour le meilleur ou pour le pire, son actuel plan de vie.

Se retrouvent également en très grand nombre des entités qui n’ont jamais été incarnées et qui ne le seront peut-être jamais en raison d’un taux vibratoire insuffisant ou d’autres lacunes majeures inhérentes à leur nature. Ces entités vont alors chercher à se coller de toutes les façons possibles à des humains incarnés pour leur soutirer le plus possible de la lumière absente de leur monde et s’en nourrir, se donnant l’illusion d’une vie propre mais menant en fait une vie de parasite.

Le mode d’opération de ces entités est d’utiliser la pensée, généralement négative et conflictuelle, appuyée sur la peur, la culpabilité et le doute, ou plus subtilement sur la sollicitation du désir et de l’ambition inhérents à l’humain, pour créer constamment de l’émotion dissonante correspondant à cette seule forme de nourriture qu’ils soient en mesure de prendre et dont ils raffolent. Une protection puissante et efficace doit donc être établie par l’individu humain contre ces invasions.

Parallèlement à ces parasites énergétiques de basses vibrations existent à des niveaux beaucoup plus élevés dans la hiérarchie astrale ce qu’on désigne sous le nom de «mondes spirituels» et surtout de leurs plans de haute-fréquence connus comme le «haut-spirituel», mandatés et organisés cette fois davantage pour l’évolution des âmes que pour leur dégradation et leur asservissement.

Parmi les entités qui peuplent ces plans de haut niveau peuvent se retrouver des âmes évoluées dont la fonction est notamment d’instruire d’autres âmes et de les préparer à une ascension vibratoire via de futures incarnations.

Au-dessus de ces mondes spirituels, puisque les plans astraux qui entourent la terre ne sont pas la fin du monde, en tout cas pas au sens où ils seraient la limite des mondes et des univers, on accède à des plans que certains tels Sri Aurobindo et plus récemment Bernard de Montréal ont appelé «supra-mentaux», en ce sens qu’ils sont encore plus élevés en vibration que les hauts plans spirituels de l’âme et ne font plus aucune place au mémoriel ou à la pensée réfléchie du mental dit «inférieur» qui caractérisent ces sphères psychiques.

Dans ces mondes supérieurs et jusqu’à l’infini, il y a toujours des «entités», chacune existant et agissant au niveau de vibration et d’accomplissement qui correspond au plan où elles évoluent. L’une de ces catégories d’entités est constituée des «esprits de la forme», des êtres qui sont essentiels à la création.

Je ne peux conclure mon exposé sans vous parler au moins sommairement de l’entité qui a le plus d’importance dans l’évolution terrestre de l’individu humain, son «entité-maîtresse» selon certaines terminologies, celle qui est attitrée à l’âme dès sa création et qui l’encadre comme un coach tout au long de sa trajectoire vers la fusion éventuelle avec un double systémique, je parle de ce que plusieurs appellent «l’ajusteur de pensée» et que d’autres sur les plans de l’âme identifient, à tort ou à raison, comme les «guides spirituels».

Grosso modo, le rôle de l’ajusteur de pensée est de garder son «protégé» ou son «élève» dans une électrification constante, particulièrement via la transmission de pensées appropriées et la création d’événements, en vue de son élévation vibratoire et de la fusion finale avec le double cosmique.

De cette entité-là, nul ne peut se défaire, même si l’envie le lui en prenait, eu égard à la souffrance quelquefois atroce que le processus qu’elle poursuit a tendance à générer. C’est à se demander par ailleurs s’il y aurait avantage à le faire, vu l’impossibilité pour un novice sans guide-instructeur d’avancer sans danger dans ces nouveaux mondes.

Je vous ferai remarquer en terminant qu’une bonne partie de ce qui précède dans les derniers paragraphes relève d’une notion nouvelle, que vous avez vous-même appelée «conscience supramentale», et qu’un certain nombre de personnes parmi celles qui y ont été exposées depuis les trois ou quatre dernières décennies ont tendance à idéaliser et à sacraliser, mais sans nécessairement toujours la saisir adéquatement dans son essence vibratoire ni l’appliquer de façon intégrée dans leur vie terrestre actuelle.

Ces personnes ont par ailleurs souvent tendance à s’enthousiasmer à l’excès devant l’effet stimulant de cette nouvelle vibration et à vouloir en quelque sorte en «évangéliser» leur entourage.

J’espère que ce n’est pas le cas de votre fille, ou si oui, que sa réaction ne sera que temporaire, vous évitant peut-être ainsi une contre-réaction instinctive qui pourrait retarder votre propre avancement dans cette trajectoire que je pressens vous intéresser.

Les mondes du mensonge

QUESTION par Charles (Trois-Rivières, Canada)

Nous sommes dans notre incarnation actuelle pour atteindre un objectif qui appartient à l’inconscient de cette densité mais qui peut être conscient dans la dimension psychique.

Quand on commence à se déplacer entre les deux dimensions comment savoir s’il y a bifurcation dans la trajectoire soit dû à des forces extérieures ou à des choix inconscients ou simplement parce que la direction se doit de changer?


PIERRE-LUC :

L’homme actuel n’est en général pas suffisamment conscient pour identifier sans erreur tout ce qui se passe dans sa psyché et quelles forces y sont réellement à l’oeuvre.

Il est plus souvent qu’autrement victime d’illusions provenant de sa mémoire personnelle ou de la mémoire collective, l’enfermant dans ce qu’on lui a enseigné à croire ou dans ce qu’il a besoin de croire pour se sentir en sécurité psychologique dans une certaine harmonie avec lui-même.

Les forces qui gouvernent la vie humaine, autant que celles qui tentent de la gouverner depuis des millénaires, utilisent beaucoup ces illusions, ces voiles mis sur la réalité, pour amener l’individu et sa collectivité là où elles le veulent.

Ainsi, l’individu croira qu’il travaille avec Dieu, avec les Êtres de Lumière, avec les Énergies de Guérison, avec Gaïa, avec les Pléïadiens, et j’en passe, selon ce qui le fait vibrer dans le sentiment vers des zones plus hautes de son l’âme et lui donne un moyen de s’élever au-dessus de la densité de son incarnation terrestre.

L’être humain est très naïf. Il est ridiculisé à ce sujet dans certaines sphères dites avancées, celles où le respect et l’amour de haut niveau sont absents au profit de la domination.

Ce n’est qu’en évoluant dans l’expérience terrestre qu’il s’aperçoit petit à petit, à mesure que son niveau vibratoire augmente et que ses yeux supra-conscients s’ouvrent, de ce qui se passe réellement derrière tout ce qu’il a cru jusqu’alors être «vrai».

Pour répondre à ta question, le critère principal pour éviter à l’individu de perdre son énergie et sinon la raison à se questionner indéfiniment sur la nature de ses liens avec les forces invisibles est qu’il se sente dans l’instant présent en accord avec la ligne vibratoire sur laquelle il avance, qu’il s’en tienne à cette trajectoire jusqu’à nouvel ordre, qu’il l’observe et l’explore de façon neutre et détachée jusqu’à la venue de nouvelles informations, quelquefois suite à une expérience souffrante ou très bouleversante, qui confirmeront ou infirmeront les certitudes qu’il avait jusqu’alors.

Si la trajectoire de vie doit être changée, il y aura toujours un signal, discret ou brutal, un événement, une parole, une lecture, qui saisira la psyché avec plus ou moins de puissance au moment opportun et lui proposera ou imposera un changement vibratoire, éventuellement aussi un changement d’allégeance par rapport aux forces avec lesquelles il avait travaillé plus ou moins consciemment jusqu’à ce jour.

Il n’y a pas de vérité dans l’évolution. Il n’y a que des événements et des pensées, programmés par des instances supérieures pour faire avancer l’être humain, ou par des instances parasites pour tenter de le détourner de cette trajectoire. L’important est de ne jamais croire et de toujours regarder, de rester présent, aux signes notamment, en maintenant le niveau vibratoire le plus élevé possible.

Les piliers de l’amour

TEXTE de PIERRE-LUC 

«Parlez-moi d’amour» ont chanté les Boyer, Greco, Dalida, Aznavour, Bruel et beaucoup d’autres. Poètes, romanciers, artistes de scène et producteurs de films s’en donnent à coeur joie depuis toujours et font rêver femmes et hommes de ce parfum si envoûtant et aux modulations si diversifiées.

Quand les femmes et les hommes parlent d’amour, sur le plan terrestre s’entend, il se réfèrent la plupart du temps à l’émotion, au sentiment, au désir, à la passion ou au besoin de se lier les uns aux autres, pour quelques instants ou pour la vie, en d’autres mots à des éléments d’une programmation psychique, sociale, génétique et hormonale qui définit et encadre généralement leur existence.

Lorsque pour une raison ou une autre l’un de ces éléments faiblit, par exemple à cause de l’âge qui avance, de l’usure des événements, de la déception répétée, des traumatismes subis, des tentations qui s’offrent, des efforts de volonté à faire ou de la trop grande demande en générosité que requerrait la poursuite du lien, la souffrance apparaît.

Quand on parle d’amour sur les plans élevés de la conscience, on ne parle plus de cet univers amoureux des sentiments ni de cette attraction qui fait tant frémir et dans lesquels tout un chacun demande habituellement davantage à recevoir qu’à donner.

On parle plutôt de ces univers où le principe de base est la création et la maintenance d’un courant évolutif puissant qui, en couplage avec celui de la volonté, permet le passage d’une conscience supra-intelligente, au-delà de l’émotion, du sentiment, de la mémoire et du mental réflexif.

On parle dès lors d’un phénomène d’un tout autre niveau qui, sans renier la valeur évolutive éventuelle de manifestations d’amour dans la chair, le coeur ou l’âme pour les terriens, pousse ces éléments à un degré supérieur de transformation personnelle.

Pour accéder éventuellement à ces niveaux, il est important de reconnaître certaines lois ou piliers sans lesquels il n’est pas possible de toucher la vibration réelle de l’amour et de la maintenir en puissance dans une conscience en continuelle création.

Le premier de ces piliers est la centricité, c’est-dire la capacité de ne pas se laisser infléchir dans sa disponibilité à aimer par tout courant adverse qui pourrait vouloir l’affaiblir, la pénétrer ou la détourner à l’avantage de la loi du moindre effort ou de forces retardataires qui règnent sur l’homme depuis trop longtemps.

Cette centricité est celle du guerrier intégral qui traverse les zones de paix autant que de guerre avec la même placidité, le même discernement et la même disponibilité à se mettre en service à l’égard d’autrui qu’à sortir les armes, selon ce que commandera l’intelligence de la situation.

À la base, l’amour de haut niveau se détache temporairement du focus de son moi et met son énergie à la disposition d’un autre individu pour le propulser et le soutenir dans l’élévation de son propre niveau vibratoire.

Cette dynamique fondamentale de l’amour est en même temps soutenue par d’autres piliers, inséparables des précédents, notamment:

  • la qualité de présence qui fait qu’au moment où l’énergie d’amour est manifestée, la personne qui en est l’objet est la seule qui occupe le champ de l’esprit, à l’encontre de toutes les autres formes possibles d’interférences sur le canal énergétique entre les deux individus, tels le doute, les préoccupations et la dispersion mentale vers des attractions de toutes sortes,
  • le respect absolu, intégral et sans faille de la personne en direction de laquelle est projetée l’énergie de l’amour, impliquant par exemple la capacité de bien saisir la sensibilité de cette personne, la volonté de n’y jamais briser quoi que ce soit, la rapidité à s’excuser et à réparer rapidement s’il y a eu lésion et l’absence totale de jugement moral ou intellectuel sur la «valeur» de cet être,
  • un engagement à soutenir sans faille «l’objet» d’amour le temps requis par le processus auquel on aura accepté ou été amené à participer, d’une durée de quelques secondes comme lors d’un bref contact avec une personne inconnue sur la rue à quelques mois dans le cas de la formation d’un élève et à plusieurs années dans le cas de l’éducation d’un enfant.

Comme on le voit, sans nier l’importance du plaisir ou de la recherche d’un équilibre au niveau du corps, des sens, de l’émotion ou du sentiment, on est dans une zone où via l’application de tels principes, l’énergie de l’amour est portée à un niveau qui dépasse la condition normale d’homme ou de femme terrestre en proposant un passage à des facultés supérieures à tout ce que l’humain a pu connaître à ce jour.

En contrepartie, l’amour porté à ces niveaux devient rapidement générateur d’une joie puissante et profonde qui s’installe dans l’être qui l’héberge et lui fait vite oublier le pathétique fréquent de ses anciennes quêtes, complaintes et blessures, petites ou grandes, reliées à ses états et à ses ébats amoureux.

Une décision «satisfaisante»

QUESTION par David L. (Québec, Canada)

«Je t’écris parce que j’ai une question pour toi. Qu’est-ce qui s’avère, selon toi, la meilleure façon de prendre une décision qui va être satisfaisante ?»


PIERRE-LUC :

Qu’est-ce qu’une décision satisfaisante?

On a tout de suite à l’esprit une décision qui va satisfaire le moi dans ses composantes émotives, rationnelles, morales ou sociales. Une décision qui va le soulager dans son inquiétude, dans sa peur de se tromper, dans sa crainte de devoir assumer des conséquences. Une décision qui lui donnera l’impression d’être en accord avec les lois de la logique, avec les éléments rationnels de sa psyché. Une décision qui pourra peut-être lui donner un sentiment de succès par rapport au fait d’avoir  dominé certains aléas de la vie et d’avoir diminué son stress. Une décision qui pourra même susciter en lui un certain orgueil plus ou moins admis, surtout s’il «réussit» dans la vie.

Tout cela est valable selon le niveau de développement d’une personne et de la route qu’elle a à parcourir dans le cadre de son plan de vie.

Au niveau de l’élévation de la conscience cependant, pour les personnes qui sont appelées à cette ascension, les paramètres de la décision sont tout autres.

On parle alors de décisions à prendre qui sont présentées à l’individu par le biais d’événements pré-autorisés par sa conscience supérieure et qui sont essentiellement destinées à l’augmentation de son niveau vibratoire, à des fins de fusion éventuelle avec son moi supérieur.

Pour ces personnes, la dynamique des décisions ne se passe plus sur le plan de l’ego et est automatiquement rattachée à l’établissement en accéléré d’une connexion avec les plans systémiques de sa conscience.

Cette connexion se fait uniquement par électrifications successives des circuits à travers les événements présentés, souvent via le phénomène de déception, l’une des tactiques préférées des modules pré-personnels fréquemment appelés «ajusteurs de pensée».

Ces personnes en évolution vibratoire accélérée ne peuvent donc plus chercher réconfort émotif ou intellectuel aussi bien que «satisfaction», de quelque nature qu’elle soit, dans leur prise de décision. Il n’y a plus de réconfort: il n’y a que certitude grandissante dans un processus d’intégration graduelle du principe universel de la volonté.

Dans ce processus, il n’existe à la limite ni bonne ni mauvaise décision. Il n’y a que mouvement choisi et assumé, quitte à faire en cours de trajet les corrections nécessitées par l’intelligence.


Ceci dit, dans le concret d’une vie terrestre à gérer au mieux malgré des limitations de conscience encore trop présentes et des interventions souvent fort «haïssables» de l’ajusteur de pensée, voici à quoi pourrait ressembler une séquence de prise de décision qui permette de s’en tirer au moindre coût énergétique possible:

  • La situation dans laquelle s’inscrit la décision à prendre est regardée avec attention et de façon neutre dans une orbe de 360° dans toutes les directions, comme de  l’intérieur d’une sphère, un peu comme le pilote d’avion ou de capsule spatiale qui vérifie et prend note de ce qui occupe le ciel, tout autant que ce qui est autour et en-dessous de lui.
  • En même temps, une question centrale simple est posée «à soi» ou «au soi»: «De quoi ai-je vraiment besoin là-dedans?». Une réponse spontanée et non-censurée survient généralement immédiatement, par voie de canal interne ou externe. Sinon, l’écriture, classique ou automatique, peut alors servir à faciliter le processus.

Chacune des options possibles est ensuite formulée en termes de question simple, destinée à n’obtenir strictement comme réponse qu’un OUI ou un NON, sans nuances ni fioritures ni conditionnels. Par exemple «Je tourne à droite», «Je tourne à gauche», «Je reste là».

Chaque question est ensuite posée à soi, comme la précédente, et la réponse instantanée, qu’elle vienne de la tête, du coeur ou du corps est notée et acceptée sans discussion ni analyse. En cas de difficulté avec cette technique dans les débuts, on a recours à une personne neutre et habile à l’écoute qui pose sobrement la question et prend acte en même temps que soi de la réponse.

Généralement, au cours de ce processus, une décision se profile nettement, avant toute analyse, même si elle n’est pas nécessairement conforme à la logique ou à la méthode comptable de la comparaison des + et des -.

Une fois la direction du mouvement déterminée et acceptée, on peut, si on le souhaite et que l’on n’est pas encore suffisamment habitué à l’aventure cosmique, dresser une liste de tous les événements les plus extrêmes qui peuvent théoriquement survenir à la suite de cette décision (ce que certains appellent «faire le portrait noir»). On établit ensuite si l’on est irréductiblement prêt à faire face à quelque élément que ce soit de la liste, surtout «le pire», bien entendu.

Après tout cela (et même avant lorsque l’habitude est bien prise), la décision n’est plus jamais discutée. Elle est affirmée et définitivement assumée. Et il n’y a jamais de «remises en question», de regrets ou de retours en arrière, reculs qui constitueraient de véritables siphons d’énergie et de réels sacrilèges dans le mouvement de l’évolution.

La peur de perdre

QUESTION par Sylvie (Montréal, Canada)

«Je parle au téléphone plusieurs fois par semaine avec une ancienne camarade de travail qui me confie en continu tous ses tracas et me tient en haleine quelquefois pendant des heures avec ses insuccès répétés dans la vie.»

«Mes conseils n’y changent rien et à mesure que j’avance en prise de conscience, je me rends compte que cette amie est de plus en plus lourde pour moi et que je suis souvent fatiguée après avoir raccroché.»

«J’aime bien cette personne. Elle est gentille et je ne veux pas la blesser. Nous avons un lien de longue date ensemble.»

«Comment m’y prendre pour sortir de cette impasse où je me perds en quelque sorte dans une relation qui ne semble aller nulle part?»


PIERRE-LUC :

De toute évidence, vous survivez actuellement au mieux de vos capacités dans une relation qui est devenue affaiblissante et toxique pour vous.

Au plan psychologique, vous souhaitez être gentille et ne pas blesser si vous intervenez pour rétablir votre équilibre. Vous êtes ainsi prisonnière d’une fausse manifestation d’amour qui contrevient à l’un des fondements de l’amour réel: celui d’être en équilibre et en puissance soi-même pour être en mesure de bien le rayonner à autrui.

Derrière cette paralysie d’action amenée par la fausse gentillesse, il n’est pas difficile de déceler une série de craintes qui sont championnes à saper rapidement l’énergie de quelqu’un: la peur de déplaire, la peur de se sentir coupable et fondamentalement à l’origine: la peur de perdre.

Ces failles de l’être humain sont d’ailleurs bien connues des forces qui s’opposent à sa montée en puissance et à l’évolution de sa conscience.

En d’autres mots, en hésitant à agir comme vous savez très bien que vous devez le faire, vous fragilisez à la fois vos fondations psychologiques et votre développement psychique au détriment de votre élévation vibratoire. Voyez comme votre taux vibratoire (que je sais être normalement assez haut) est affaibli, non seulement lorsque vous parlez à cette personne au téléphone mais même dans la saveur à la fois craintive et presque impuissante qui tend à imprégner le texte de votre message.

Je suis heureux d’accueillir votre question mais vous constaterez que je ne vous encourage pas beaucoup à tergiverser et à mettre en péril l’établissement déjà bien amorcé des fondations de votre esprit, cet esprit de haut niveau énergétique qui dépasse l’intellect hésitant du petit moi.

Donc, pour se sortir de pareil mauvais pas, il faut d’abord reconnaître qu’il y a mauvais pas, pour l’esprit notamment, et que la relation en question doit être dégagée, transformée, sinon éliminée. Il n’y a pas de tergiversation, ni de réflexion, ni même de gentillesse dans les mondes de l’esprit. Seule la volonté dans ce cas compte pour rétablir drastiquement les conditions qui permettront le passage des deux autres paramètres du triangle énergétique: l’amour réel et l’intelligence réelle.

Pour vous aider à démarrer votre mouvement de changement (parce que je sais que vous le ferez), demandez à cette personne si elle est satisfaite de votre relation actuelle. Et déjà à partir de sa réponse, verbale ou émotive, vous aurez un incitatif incontournable à proposer une transformation ou à vous éloigner rapidement de ce qui n’est plus nécessaire à votre vie évolutive.

À titre de suggestion, vous pourriez aborder concrètement votre intervention par des phrases classiques comme «J’ai bien réfléchi…» ou «Je ne suis plus comme avant…»

Dans tous les cas, je vous incite à prendre le risque et à casser très drastiquement cette peur de perdre qui vous limite, à l’image de la très grande majorité des humains d’ailleurs.

La sixième fondation

POSER UNE QUESTION


TEXTE de PIERRE-LUC 

Au singulier, le terme «fondation» est utilisé dans ce blog pour désigner une nouvelle ère, la sixième selon certains écrits, dans l’évolution de la race humaine.

L’apparition de ce sixième cycle ne peut pour le moment être «prouvée» ni même admise comme notion valable par la science contemporaine. Elle dépasse clairement le schéma rationnel à la base de la science et de la culture de pensée actuelle de nos sociétés.

Dans ce site, cette notion sera admise a priori et sans discussion, dans l’optique de l’apparition de «l’homme nouveau» déjà annoncée et préfigurée par Steiner et Nietzsche notamment, et en parallèle avec l’observation de transformations importantes apparaissant dans la psyché de certains individus d’un autre type et d’une autre expression psychique que tout ce qui a été vu précédemment.

Au pluriel, le terme sera utilisé pour identifier, étudier et décrire via une nouvelle science de l’esprit les fondements de cette nouvelle psyché et leurs répercussions sur l’évolution de conscience de ce nouveau prototype d’humain.

À titre d’exemple, les anciens fondements de conscience de l’humanité ont été et sont encore pour l’essentiel le pouvoir du moi, la compétition, la domination, l’émotion, la mémoire, individuelle et surtout collective, et au mieux la raison, la réflexion, l’analyse et la croyance systématisée.

Les nouveaux paradigmes tiendront davantage de l’identité individuelle, de la centricité et de la contenance du potentiel vibratoire, de la volonté, du respect intégral de la personne, de l’alliance et du développement de facultés d’intelligence à un niveau que plusieurs appellent «supramental», à la suite notamment de Sri Aurobindo et de Bernard de Montréal.

Ce sont ces derniers paramètres et tous les autres de même niveau d’évolution qui s’y ajouteront dans le temps qui seront soumis à l’étude et expliqués du mieux possible à l’intérieur de «Sixième Fondation».